• Ambiance d’automne en Périgord

    Perigord noir – Sarlat-la-Canéda

    26 octobre 2018

     

    L’automne est là, ses belles couleurs, ses températures agréables, la brume, la rosée du matin, les champignons, les noix, les châtaignes et une belle envie de retourner dans une région qui m’avait laissé de beaux souvenirs, le Perigord noir. 

    Il y a quelques années j’avais eu l’occasion de découvrir cette belle région riche d’histoire et de préhistoire.
    De nombreux sites archéologiques nous plongent dans l’époque de l’homo-sapiens. Nous débutons un voyage au travers des millénaires pour remonter à nos ancêtres, à ces civilisations qui ont connu les grandes avancées de notre race. Les outils, le feu, la sédentarisation, la roue, tant d’étapes passionnantes.
    C’est aussi une région qui a été très active au Moyen-âge. N’en témoignent la pléthore de châteaux qui bordent la Dordogne ou la Vézère.

    La Dordogne

     

    C’est une semaine que nous allons passer en famille, dans ce petit bout de pays qui a traversé l’histoire.

    Notre maisonnette, est perdue dans les bois. L’idéal pour se couper du monde, et profiter pleinement de cette tranquillité. Quoi de plus merveilleux que d’ouvrir les volets le matin, et de voir deux chevreuils broutant sur la pelouse et s’échapper à grandes enjambées.

    La rosée du matin orne la végétation d’une multitude de gouttelettes, ça et là quelques feuilles fatiguées de l’été se déposent délicatement sur le sol.

    rosée matinale

    Ambiance d’automne

    C’est au bord de la Dordogne, que nous aimons nous promener le soir, à la douceur de la belle lumière. La nature y est calme et paisible. Loin de l’excitation humaine.

    Avec un peu de chance, il nous est même possible d’admirer les hérons, immobiles, figés sur le bord de la rivière à attendre qu’un inconscient poisson arrive à bonne distance. Ou le vol particulier de quelques martins-pêcheurs, l’oiseau discret aux couleurs somptueuses.

    La Dordogne

     

    Héron

    Grue blanche

     

     

     

    Nous poursuivons notre aventure sur la Dordogne, avec une balade en gabare

    Une belle expérience. Nous embarquons à bord de ces bateaux particuliers autrefois utilisés pour acheminer les marchandises, en particulier le bois, de l’aquitaine vers la façade atlantique, notamment Bordeaux.

    Bateaux à fond plat, exploitant la rivière que quelques semaines par année, du fait de son niveau d’eau et de ses caprices, les gabares racontent une histoire passionnante, l’histoire des hommes qui à la force de leur détermination et leur courage, exploitaient la nature pour vivre.

    Je vous encourage à plonger dans cette fabuleuse histoire :

    http://espritdepays.com/patrimoines-en-perigord/metiers-dautrefois/la-batellerie-en-perigord

    Gabare

     

    La Dordogne

     

    Bergeronnette

     

    De nombreuses balades dans les villages troglodytes lors desquelles nous ressentons la rigueur de cette époque médiévale. Depuis la préhistoire, l’homme a su utiliser la nature avec ses formes favorables, pour s’abriter et l’habiter. Les années ont passé et les habitations ont évolué.

    Même encore aujourd’hui, des maisons étroites épousant parfaitement la forme de la falaise exploitent encore ces abris naturels.

    Les pierres ont traversé les siècles pour nous raconter cette histoire.

    Pierre et rivière

     

     

     

    La Dordogne

     

    Un village simple et réhabilité avec passion, regroupant des bories, cabanes de pierres aux formes arrondies et très esthétiques. On se promène dans ce petit village, en remontant les siècles, au milieu des poules et des dindons, à l’ombre des châtaigniers.

     

    Cabanes du Breuil

     

    Ce territoire dispose évidemment de nombreuses grottes et cavités signées de la main de l’homme (au sens propre). Des peintures rupestres ou des gravures, souvent reconstituées fidèlement, mais parfois encore authentiques. Les visites sont pour certaines encadrées par de vrais passionnés qui nous transmettent sincèrement leur passion.

    A d’autres endroits, se dévoilent les mystères millénaires de la formation des concrétions, des stalagmites et autres merveilles de calcaires.

     

    Grotte

     

    La Perigord est une contrée riche d’histoire et de tranquillité, où je me sens en harmonie. La nature reste assez préservée et j’apprécie la discrétion de l’activité humaine et souhaiterais que ce soit un exemple pour bien d’autres territoires.

     


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  • Un passage vers les sommets magiques

     

    Col de Coux, Haute-Savoie.

     

    16 Septembre 2018

     

    L’automne nous amène les belles lumières et les ambiances particulières.

    Des moments parfaits pour encore profiter de faire des belles randonnées. Et celle du jour nous emmène dans la région de Morzine, vers le lac des Mines d’Or, point de départ de notre balade.

    Le lac est calme et exempt de tout mouvement si ce n’est quelques vaguelettes provoquées par les déambulations d’un canard.

    Il ne fait pas chaud, le vallon est encore dans l’ombre. Le chemin large et carrossable s’élève en direction des chalets de Fréterolle. Bordant des bosquets clairsemés de conifères.  La rosée répand ses petites gouttelettes d’eau sur la végétation. J’en profite pour capturer ces scènes matinales.

    Col de Coux

     

    Nous poursuivons notre balade en passant devant les chalets Fréterolle. De là, nous suivons un petit sentier qui sillonne le pâturage. A cet instant, le soleil décoche ses rayons sur la bordure du vallon.  Ombres et contrastes aux petits oignons. Impossible de ne pas photographier cet instant.

    Col de Coux

     

    Chalets de Freterolle

     

     

     

    Col de Coux

     

    Le soleil réchauffe l’atmosphère et réveille la faune. Nous observons les vols de passereaux tels que les rouges-queues gris ou les traquets motteux. Un peu plus haut c’est un faucon crécerelle qui s’approche de nous, pas même craintif. Perché sur un rocher nous avons le plaisir de le surprendre dans une posture d’atterrissage surprenante.

    Faucon crécerelle

     

    Faucon crécerelle

     

     

    Aconites Nappel

     

    La flore est tout aussi belle, parmi d’autre, ce sont de magnifiques Aconites Nappel aux teintes violettes. Puis campée sur un promontoire non loin de son terrier, une marmotte se prélasse au soleil. Tout respect gardé, son profil généreux laisse pensée que notre amie a commencé à faire ses réserves de graisse pour l’hiver.

    Marmotte

     

    Marmotte

     

    Ces rencontres sont tellement captivantes, que nous ne nous rendons pas compte de notre ascension. Et le col est bientôt en vue. Encore quelques lacets et nous voilà au sommet.

    La vue est grandiose. La crête trace la frontière suisse, de l’autre côté, le Valais.

    Nous repérons une petite bosse plus à l’abri du passage touristique.

    Le belvédère est encore plus séduisant, une vue imprenable sur les Dents blanches.

     

    Col de Coux

     

    Sur notre côté, une chaîne imposante, des falaises abruptes presque inquiétantes. Les Terres maudites surplombées par la Tête de Bostan à 2406m d’altitude.

    A cet instant, les nuages et la brume rasent les sommets et créent des ambiances puissantes. Un festival de d’ombres et de lumières.

     

    Col de Coux

     

    Col de Coux

     

    Les Dents Blanches

     

    Mais au-delà des cimes, un nombre impressionnant d’oiseaux et notamment de rapaces, nous survolent et occupent l’espace. Ainsi, ce sont des buses, des bondrées apivores, un aigle au loin. Et le plus inattendu, un jeune gypaète décidé est venu de la chaîne montagneuse en face de nous. Une trajectoire directe, une ligne droite, et nous sommes devant lui. Un plumage encore sombre typique des juvéniles, mais sa longue queue typique et sa barbichette nous permet de bien l’identifier.

     

    Gypaète barbu

     

     

    L’heure file, comme à chaque fois dans ces moments d’euphorie.

    Et nous préparons le retour. Nous en profitons pour choisir un itinéraire différent de la montée. Celui-ci est plus forestier, mais nous parait long. Au détour d’un virage nous sommes accueillis par une famille d’ânes arborant de belles croix de Saint-André.

     

    Anes

     

     

    Chalets de Freterolle

     

    Le sentier rejoint à nouveau les chalets de Fréterolle puis le lac des Mines d’or.

    Je ne connaissais pas cette randonnée, mais elle m’a totalement conquis. C’est décidé nous y reviendrons.

     

     


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  • Pointe d’Uble, sauvage. 


    Haute-Savoie, massif du Chablais. 

     

    2 Septembre 2018

     

    Forts de nos belles randonnées jusqu’à présent, nous avons avec mon fils, envie de partir une fois de plus, à la recherche des animaux de montagne. Cette fois, notre objectif est la colonie de mouflons qui habitent vers la pointe d’Uble.

    Cependant, la route du Praz-de-Lys fait l’objet de glissements de terrain rendant depuis 2 ans, l’accès totalement aléatoire. Nous choisissons de partir depuis le parking de Pierre Rouge, côté Sommand et d’ajouter 200m de dénivelés supplémentaires à notre promenade.

    Nous partons donc de bonne heure et amorçons une petite descente vers le petit village du Rosset.
    Le sentier est agréable, il passe par les très jolis chalets des Munes, puis longe le torrent de Boutigny non sans nous offrir une belle cascade.

    Cascade

     

    Puis nous changeons de rive pour suivre le chemin qui nous amène peu de temps après, au Rosset.

    Dès cet instant, la pente en sous-bois, devient raide et caillouteuse. A la sortie de la forêt, un petit pâturage pré-alpin nous permet même d’admirer un chamois qui broute tranquillement en lisière de forêt. Puis après une bonne montée, nous voilà arrivé sur une colline, proche des chalets d’Uble. La vue est splendide, un belvédère sur le Mont Blanc et tous ses voisins.

    montagnes

     

    Nous poursuivons et croisons des moutons qui broutent paisiblement les pentes herbeuses.

    Le sentier suit la crête jusqu’au sommet. Jusque-là, point de mouflon à l’horizon, mais quelques belles observations ornithologiques. Quelques buses variables nous survolent ainsi qu’un aigle royal un peu plus loin.

    Buse variable

     

    Nous atteignons le sommet à 1963m, et profitons de cette vision à 360 degrés. Les montagnes se parent de quelques écharpes nuageuses qui les habillent magnifiquement.

    L’éternel Mont Blanc au loin.

    Mont Blanc

     

    De l’autre côté ce sont les stations de Sommand et de Praz-de-Lys, avec le pic de Marcelly, la pointe de Haut-Fleury, la pointe de Véran, Chavasse, Chalune et le Roc d’enfer.

    Nous en profitons pour casser la croûte depuis cette splendide terrasse. Et là juste en contre-bas, c’est un aigle royal posé sur un promontoire qui surveille.

    Aigle royal

     

    Mais la rencontre de la journée sera encore plus spectaculaire. Un groupe de vautours fauves vient planer gracieusement juste au-dessus de notre tête. Un pur moment d’euphorie.

    Vautour fauve

     

    Certains nous paraissent vraiment proches, d’autres rasent les pentes abruptes du Roc d’enfer.

    Vautour fauve

     

    Vautour fauve

     

    Ils restent un long moment en notre compagnie pour notre plus grand bonheur. Puis disparaissent vers l’horizon. Nous faisons de même et entamons la descente.

    Nous en profitons pour encore observer le panorama depuis la bosse des chalets d’Uble.

    Pointe d’Uble, sauvage.

     

    Montagne

     

    Dans les bois que nous traversons quelle ne fut pas notre surprise de trouver ça et là de beaux petits bolets, que nous nous empressons de ramasser. En tant que bon amateur de champignons, je ne pouvais tout simplement pas passer à côté en restant insensible !

    Pour autant, la randonnée n’était pas terminée car il nous fallait remonter le long du torrent, et ces derniers kilomètres étaient… longs.
    Mais que de beaux souvenirs déjà gravés en mémoire.
    La montagne a su une fois de plus nous combler.


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  • En forêt…


    Marlhes – Loire (42)


    26 Août 2018

     

    Je ne rate jamais une occasion de me balader en forêt. Aujourd’hui, c’est avec l’excuse d’essayer un objectif que l’on m’a prêté que je m’évade pour magnifier mes sujets.

    Ma destination, les forêts aux alentours de Marlhette, petit village typique de la Loire/Haute-Loire en bordure des monts du Pilat, perché sur les hauts vallons.

     

    La région est partagée entre prairies et forêts de conifères, peu de feuillus. La terre est acide et granitique, très caractérisée par une couleur jaune.

    Je disparais dans ces bois qui sentent bon la nature et la tranquillité. Les odeurs des sous-bois et les discrets rayons du soleil me transcendent.

    S’il on sait regarder, n’importe quelle plante, n’importe quelle pièce de la forêt qui s’approprie une poche de lumière peut devenir un sujet intéressant pour mes images.

    En premier lieu, je jette mon dévolu sur un petit plan de mûre sauvage qui brille et se détache sur un fond coloré. J’aimais bien ce contraste entre les fruits sombres ornés de petits reflets blancs. Le fond composé d’herbe et d’arbuste éclairés sublime le tout dans un joli bokeh.

    Mûres

     

     

    Puis je déambule entre les sapins, les aiguilles absorbent mes pas silencieusement. Plus loin, des souches recouvertes de mousse d’un vert profond et des feuilles de quelques rares fayards tapissent le sol. L’ambiance est agréable et la température est contenue.

    En lisière du bois, je m’attarde sur les branches de genêt vert foncé qui tranchent avec la couleur d’or des graminées. Je trouve le mariage des deux, remarquable.

     

    Genêts

     

     

    Genets

     

    Puis, sortant de la forêt, les abords du sentier à l’herbe jaunie par la sécheresse, laisse apparaître les clochettes bleues de quelques campanules.

    Campanules

     

    Même la végétation grillée par les affronts de cet été particulièrement sec, peut nous offrir des images particulières. Mais à l’ambiance bien éloignée des sous-bois.

     

    herbes

     


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  •  Dans le petit univers des papillons

     

    Mieussy – Haute Savoie

      

    7 Juillet 2018
      

     

    Souvent l’appel des montagnes, les grandes randonnées, les plaines lointaines, sont les seules sources d’excitation nous obligeant à partir toujours plus loin, toujours plus haut.

    Mais l’émerveillement est souvent sous nos yeux, devant nos portes, à portée de main.

    En cette fin d’après-midi, la chaleur écrasante de cette belle journée d’été laisse peu à peu place à une douce ambiance dorée. A cette instant, la faune sort de sa léthargie méridienne. Moment idéal pour savourer les allées et venues des Demi-deuils, des Tristans et autres Zygènes.

    Je pars, sac au dos, trépied accroché, accompagné de mon fils. Mais le voyage est court, juste quelques dizaines de mètres pour accéder au champ voisin qui fourmille de vie.

    Les belles couleurs éclatantes des Zygènes nous interpellent. Ce papillon classé dans les espèces nocturnes, a une activité essentiellement diurne. Il est peu farouche et représente un choix facile pour s’entraîner aux belles prises de vue rapprochées.


    Zygène

     

    Zygène

      

     

    Le Demi-deuil marbré de blanc et de noir, est plus craintif. Il faut être patient et discret, le laisser s’approcher et s’habituer à notre présence. Mais il sait nous récompenser.


    Demi-deuil

     

      

    Les couleurs du Tristan (Aphantopus hyperantus) se marient au fond herbeux et je joue avec les textures pour l’intégrer dans cette harmonie. Il est reconnaissable par sa robe et ses points caractéristiques.
     

     Tristan

     

      

    Cet environnement révèle un esthétisme qui me pousse à capturer les graminées aux alentours qui s’enflamment au soleil couchant.

    graminés

     

     
     

    Puis curieux ou anxieux, le Moine (Cantharis rustica) se pose plein de questions et me défie du regard.
     

    Moine

     

     
    La proxiphotographie permet de m’évader spirituellement, mais en restant près de chez moi. De plus le temps consacré est réduit au regard du plaisir consommé. Une optimisation parfaite.

     

     


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