• Visiteurs de l’hiver

    Dans nos jardins (Jura – Haute-Savoie – Loire)

    26 Février 2019

     

    Pour une fois, ce n’est pas dans une longue balade que je vous emmène.

    Je me suis assis et j’ai regardé par la fenêtre. Cette période est souvent rude pour les animaux, qui doivent optimiser leurs actions et déplacements. Il est important de leur donner un petit coup de pouce-

    Le temps est froid, la neige encore présente. Nos amis des jardins ne sont pas mécontents de trouver quelques subsistances pour surmonter la rigueur de l’hiver.

    Et c’est tout le temps un joli moment de nature à contempler.

    J’ai donc passé des heures à les regarder, à observer leurs allées et venues. On apprend énormément dans ces moments-là, leurs habitudes, leurs caractères, tout un petit monde. 

    Je vous livre ici quelques clichés de ces petits visiteurs de l’hiver.

    Mésange charbonnière

    Mésange charbonnière

     

    Mésange charbonnière

     

     Mésange charbonnière

     

    Gros bec

    Gros bec

     

    Pinson du Nord

    Pinson du Nord

     

    Sitelle torchepot

    Sitelle torchepot

     

    Rouge-gorge

    Rouge-gorge

     

    Chardonneret élégant

     

    Chardonneret élégant

     

    Chardonneret élégant

     

    Chardonneret élégant

     

    Mésange boréale

    Mésange boréale

     

    Pinson des arbres

     

    Pinson des arbres

     

    Mésange huppée

     

     

    Mésange huppée

     

    Mésange huppée

     

    Mésange huppée

     

    Orite à longue queue

     

    Orite à longue queue
    (aussi appelé : Mésange à longue queue)

     

    Orite à longue queue

     

    Orite à longue queue

     

    Orite à longue queue

     

    Orite à longue queue

     

    Mésange bleue

    Mésange bleue

     

    Mésange bleue

     

    Mésange bleue

     

    Mésange bleue

     

    Mésange bleue

     

     

     


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  • Fraîches pensées de février

     

    Mieussy – Haute-Savoie

     

    17 Février 2019

     

     

    Par une douce après-midi de Février, les fonds de vallée haut-savoyards sont encore partiellement recouvert de neige. Une belle opportunité pour aller glaner quelques clichés de paysage blanc.

    Je pars avec mon fils, pour essayer de trouver des compositions intéressantes et pourquoi pas, croiser quelques animaux. 

    La neige sculptée par le vent et parfois la pluie dessine, des formes esthétiques dans lesquelles vient serpenter la trace d’un animal.

     

    neige sculptée

     

    La lumière encore bien basse du soleil d’hiver, transforme le paysage. Les ombres s’étendent sur la neige. Des ambiances qui n’existent qu’à ces périodes et laissent surgir toutes les fantaisies de notre imaginaire.

     

    Forêt d'hiver

     

    En hiver, la rareté de la nourriture est une préoccupation majeure pour la faune sauvage. Les passereaux ont appris à compter sur un petit coup de main de notre part, en venant picorer graines et boules de graisse qu’on attache près des maisons.

    Cette petite mésange charbonnière était plus farouche, car loin de ces restaurants improvisés. Pourtant elle était belle au milieu des branchages.

     

    mésange

     

    Tout est beau dans la forêt, la neige sait souligner cette beauté. Ici, une souche garnie d’Amadouvier, ce champignon des bois qui pousse sur les arbres fatigués.

     

    Amadouvier

     

    Un arbre hérisson

     

    arbre-hérisson

     

    La neige en macro-photographie est une mine de composition. S’il on arrive à capturer la structure de celle-ci, voir même ses cristaux, on ouvre un monde d’originalité, presque abstrait.   

    J’ai envie d’appeler cette scène « bataille de cristaux », mais chacun pourra y interpréter ce qu’il y voit, à sa guise.

     

    cristaux de neige

    cristaux de neige

    cristaux de neige

     

    Et pour couronner notre sortie, mon fils dont l’œil aguerri ne laisse rien passer, me montre un chevreuil dans une petite clairière voisine. L’animal nous avait repéré, mais n’a pas fui. Nous ne devions pas être dans son cercle de tolérance. Alors nous nous sommes accroupis et nous l’avons admiré, puis nous sommes repartis en sens inverse pour ne pas l’obliger à dépenser de l’énergie inutilement en s’enfuyant.

    Chevreuil

     

     


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  • L’hiver, dans la vallée de la Guisane.

     

    Le Monêtier-les-Bains, Hautes-Alpes

     

    27 décembre 2018

     

    Pour les fêtes de Noël, nous passons une semaine en famille dans le massif des Ecrins.

    C’est dans la vallée de la Guisane, au cœur du pittoresque village du Monêtier-les-Bains que nous posons nos valises.
    Le long de la vallée, la grande station de sport d’hiver de Serre-Chevalier serpente le long des montagnes. J’ai de beaux souvenirs de glisse dans ces pentes poudreuses, mais en cette fin année, la neige est plutôt timide. Le prix prohibitif des loisirs hivernaux des lieux et la piètre qualité de la neige me motive à envisager des alternatives durant cette semaine.

    La maison qui nous accueille se trouve au centre du village face aux falaises de l’Eychauda, de Cibouit, la roche des Agneaux et le vallon du grand Tabuc. Mais ce sont les Pics du Casset et la Tête Ste Marguerite qui attirent mon attention.

    Culminant à 3057m, les pics sont recouverts d’un moelleux duvet blanc et se jouent des lumières furtives entre nuages et soleil. Une scène toute en douceur se dévoile. J’aurai d’ailleurs l’occasion de les immortaliser dans plein d’ambiances différentes, de nuit, le matin au lever du soleil ou même en timelapse.

     

    Pic du Casset et la Tête Ste Marguerite

    Pic du Casset et la Tête Ste Marguerite

     

    Et je vous propose ici une balade sur les sommets

     

    Un soir alors que le village s’endort paisiblement, mon sac sur le dos, je pars revoir un joli torrent, le Tabuc, que j’avais déjà aimé mettre en image il y a quelques années. La température n’est pas très froide, et les étoiles brillent. Je rejoins la Guisane et la longe jusqu’à son affluent, le Tabuc.

    La lune est presque pleine ce qui me permet de me passer de ma lampe frontale. Après une petite demi-heure de marche dans cette ambiance feutrée et solitaire, j’arrive à l’endroit souhaité.

    Avant de se jeter dans la Guisane, le torrent s’élargit. Les vestiges de crues fougueuses laissent imaginer sa puissance, charriant galets, cailloux et aussi rochers et troncs d’arbre, dans un tumulte d’eau bouillonnante.

    Mais ce soir-là, point de courant indomptable, un sage filet d’eau sillonne le lit, entouré de champignons de neige.

    Je cherche quelques compositions agréables. Le torrent se sépare en deux bras, et invite notre regard à suivre sa descente. Plus haut, le vallon du Tabuc et hauts sommets des Ecrins, surveillés par un chapelet d’étoiles.

     

    Torrent du Tabuc

     

    De l’autre côté, la lune brille et le village scintille sous les lumière de Noël.

    Cet endroit respire la tranquillité à cette heure tardive.

     

    Le Mônetier-les-Bains

     

    La semaine s’écoule et je propose à mon fils d’aller se balader sur les hauteurs de montagnes de l’adret.

    Nous nous engageons sur un agréable sentier qui monte paisiblement en traversant la pente. J’aime trouvé dans cette montagne des coins calmes loin de l’afflux touristique. J’ai souvent l’impression que l’attrait de ces stations n’est que pour la plupart des visiteurs la qualité de leur remontés mécaniques et l’entretien des pistes. Cela va tellement à l’encontre de l’idée que je me fais de la montagne. Évidemment, je pratique beaucoup les sports d’hiver, mais pas dans cet état d’esprit. Pour moi la glisse doit être pure, belle, vierge orchestrée dans des grandes pentes, le plus loin possible des aménagements humains. Ou si remontés mécaniques il y a, elles doivent être discrètes et laisser à la nature, la place qu’elle mérite.

     

    Donc revenons sur notre sentier. Après une petite heure de marche, la neige devient assez présente. Les congères recouvrant de temps en temps le chemin, nous obligent même à chausser les raquettes.

    Le temps est magnifique et nous avons même le plaisir d’apercevoir au loin quelques bouquetins qui profitent encore d’une arrivée en douceur de l’hiver. Bientôt sa rigueur deviendra pour eux, une lutte de chaque instant pour leur survie.

    Nous passons devant une petite chapelle et poursuivons notre balade.

    Au-dessus de d’un petit vallon nous apercevons pour notre plus grand bonheur, un troupeau de mouflons. J’étais loin d’imaginer que ce ovidés pouvaient de promener dans les parages. Bien entendu, je n’avais pas pris mon objectif fétiche pour l’animalier, c’est donc dans leur environnement montagneux que j’intègre ces beaux animaux. Mais quel plaisir de les admirer à l’état sauvage.

     

    Mouflons

     

     

    Mouflons

    Mouflons

     

    Mais l’heure passe et il nous faut quitter nos amis. Sur le chemin du retour, le ciel se pare de nuages d’altitude qui petit à petit, se teintent de couleurs somptueuses. Je devine qu’au fur et à mesure de la descente du soleil, ces couleurs vont devenir intenses et même spectaculaires. Selon l’altitude des nuages, cela peut s’embraser et donner un spectacle grandiose.

    Ce soir-là, ce ne sera pas l’explosion tant attendue, mais tout de même, un joli ciel bien décoré au couleurs roses, pourpres, orangées, qui terminait notre balade d’une des plus belles manières.

     

    Vallée de la Guisane

    Vallée de la Guisane

    Vallée de la Guisane

    Vallée de la Guisane

     


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  • Ambiance d’automne en Périgord

    Perigord noir – Sarlat-la-Canéda

    26 octobre 2018

     

    L’automne est là, ses belles couleurs, ses températures agréables, la brume, la rosée du matin, les champignons, les noix, les châtaignes et une belle envie de retourner dans une région qui m’avait laissé de beaux souvenirs, le Perigord noir. 

    Il y a quelques années j’avais eu l’occasion de découvrir cette belle région riche d’histoire et de préhistoire.
    De nombreux sites archéologiques nous plongent dans l’époque de l’homo-sapiens. Nous débutons un voyage au travers des millénaires pour remonter à nos ancêtres, à ces civilisations qui ont connu les grandes avancées de notre race. Les outils, le feu, la sédentarisation, la roue, tant d’étapes passionnantes.
    C’est aussi une région qui a été très active au Moyen-âge. N’en témoignent la pléthore de châteaux qui bordent la Dordogne ou la Vézère.

    La Dordogne

     

    C’est une semaine que nous allons passer en famille, dans ce petit bout de pays qui a traversé l’histoire.

    Notre maisonnette, est perdue dans les bois. L’idéal pour se couper du monde, et profiter pleinement de cette tranquillité. Quoi de plus merveilleux que d’ouvrir les volets le matin, et de voir deux chevreuils broutant sur la pelouse et s’échapper à grandes enjambées.

    La rosée du matin orne la végétation d’une multitude de gouttelettes, ça et là quelques feuilles fatiguées de l’été se déposent délicatement sur le sol.

    rosée matinale

    Ambiance d’automne

    C’est au bord de la Dordogne, que nous aimons nous promener le soir, à la douceur de la belle lumière. La nature y est calme et paisible. Loin de l’excitation humaine.

    Avec un peu de chance, il nous est même possible d’admirer les hérons, immobiles, figés sur le bord de la rivière à attendre qu’un inconscient poisson arrive à bonne distance. Ou le vol particulier de quelques martins-pêcheurs, l’oiseau discret aux couleurs somptueuses.

    La Dordogne

     

    Héron

    Grue blanche

     

     

     

    Nous poursuivons notre aventure sur la Dordogne, avec une balade en gabare

    Une belle expérience. Nous embarquons à bord de ces bateaux particuliers autrefois utilisés pour acheminer les marchandises, en particulier le bois, de l’aquitaine vers la façade atlantique, notamment Bordeaux.

    Bateaux à fond plat, exploitant la rivière que quelques semaines par année, du fait de son niveau d’eau et de ses caprices, les gabares racontent une histoire passionnante, l’histoire des hommes qui à la force de leur détermination et leur courage, exploitaient la nature pour vivre.

    Je vous encourage à plonger dans cette fabuleuse histoire :

    http://espritdepays.com/patrimoines-en-perigord/metiers-dautrefois/la-batellerie-en-perigord

    Gabare

     

    La Dordogne

     

    Bergeronnette

     

    De nombreuses balades dans les villages troglodytes lors desquelles nous ressentons la rigueur de cette époque médiévale. Depuis la préhistoire, l’homme a su utiliser la nature avec ses formes favorables, pour s’abriter et l’habiter. Les années ont passé et les habitations ont évolué.

    Même encore aujourd’hui, des maisons étroites épousant parfaitement la forme de la falaise exploitent encore ces abris naturels.

    Les pierres ont traversé les siècles pour nous raconter cette histoire.

    Pierre et rivière

     

     

     

    La Dordogne

     

    Un village simple et réhabilité avec passion, regroupant des bories, cabanes de pierres aux formes arrondies et très esthétiques. On se promène dans ce petit village, en remontant les siècles, au milieu des poules et des dindons, à l’ombre des châtaigniers.

     

    Cabanes du Breuil

     

    Ce territoire dispose évidemment de nombreuses grottes et cavités signées de la main de l’homme (au sens propre). Des peintures rupestres ou des gravures, souvent reconstituées fidèlement, mais parfois encore authentiques. Les visites sont pour certaines encadrées par de vrais passionnés qui nous transmettent sincèrement leur passion.

    A d’autres endroits, se dévoilent les mystères millénaires de la formation des concrétions, des stalagmites et autres merveilles de calcaires.

     

    Grotte

     

    La Perigord est une contrée riche d’histoire et de tranquillité, où je me sens en harmonie. La nature reste assez préservée et j’apprécie la discrétion de l’activité humaine et souhaiterais que ce soit un exemple pour bien d’autres territoires.

     


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  • Un passage vers les sommets magiques

     

    Col de Coux, Haute-Savoie.

     

    16 Septembre 2018

     

    L’automne nous amène les belles lumières et les ambiances particulières.

    Des moments parfaits pour encore profiter de faire des belles randonnées. Et celle du jour nous emmène dans la région de Morzine, vers le lac des Mines d’Or, point de départ de notre balade.

    Le lac est calme et exempt de tout mouvement si ce n’est quelques vaguelettes provoquées par les déambulations d’un canard.

    Il ne fait pas chaud, le vallon est encore dans l’ombre. Le chemin large et carrossable s’élève en direction des chalets de Fréterolle. Bordant des bosquets clairsemés de conifères.  La rosée répand ses petites gouttelettes d’eau sur la végétation. J’en profite pour capturer ces scènes matinales.

    Col de Coux

     

    Nous poursuivons notre balade en passant devant les chalets Fréterolle. De là, nous suivons un petit sentier qui sillonne le pâturage. A cet instant, le soleil décoche ses rayons sur la bordure du vallon.  Ombres et contrastes aux petits oignons. Impossible de ne pas photographier cet instant.

    Col de Coux

     

    Chalets de Freterolle

     

     

     

    Col de Coux

     

    Le soleil réchauffe l’atmosphère et réveille la faune. Nous observons les vols de passereaux tels que les rouges-queues gris ou les traquets motteux. Un peu plus haut c’est un faucon crécerelle qui s’approche de nous, pas même craintif. Perché sur un rocher nous avons le plaisir de le surprendre dans une posture d’atterrissage surprenante.

    Faucon crécerelle

     

    Faucon crécerelle

     

     

    Aconites Nappel

     

    La flore est tout aussi belle, parmi d’autre, ce sont de magnifiques Aconites Nappel aux teintes violettes. Puis campée sur un promontoire non loin de son terrier, une marmotte se prélasse au soleil. Tout respect gardé, son profil généreux laisse pensée que notre amie a commencé à faire ses réserves de graisse pour l’hiver.

    Marmotte

     

    Marmotte

     

    Ces rencontres sont tellement captivantes, que nous ne nous rendons pas compte de notre ascension. Et le col est bientôt en vue. Encore quelques lacets et nous voilà au sommet.

    La vue est grandiose. La crête trace la frontière suisse, de l’autre côté, le Valais.

    Nous repérons une petite bosse plus à l’abri du passage touristique.

    Le belvédère est encore plus séduisant, une vue imprenable sur les Dents blanches.

     

    Col de Coux

     

    Sur notre côté, une chaîne imposante, des falaises abruptes presque inquiétantes. Les Terres maudites surplombées par la Tête de Bostan à 2406m d’altitude.

    A cet instant, les nuages et la brume rasent les sommets et créent des ambiances puissantes. Un festival de d’ombres et de lumières.

     

    Col de Coux

     

    Col de Coux

     

    Les Dents Blanches

     

    Mais au-delà des cimes, un nombre impressionnant d’oiseaux et notamment de rapaces, nous survolent et occupent l’espace. Ainsi, ce sont des buses, des bondrées apivores, un aigle au loin. Et le plus inattendu, un jeune gypaète décidé est venu de la chaîne montagneuse en face de nous. Une trajectoire directe, une ligne droite, et nous sommes devant lui. Un plumage encore sombre typique des juvéniles, mais sa longue queue typique et sa barbichette nous permet de bien l’identifier.

     

    Gypaète barbu

     

     

    L’heure file, comme à chaque fois dans ces moments d’euphorie.

    Et nous préparons le retour. Nous en profitons pour choisir un itinéraire différent de la montée. Celui-ci est plus forestier, mais nous parait long. Au détour d’un virage nous sommes accueillis par une famille d’ânes arborant de belles croix de Saint-André.

     

    Anes

     

     

    Chalets de Freterolle

     

    Le sentier rejoint à nouveau les chalets de Fréterolle puis le lac des Mines d’or.

    Je ne connaissais pas cette randonnée, mais elle m’a totalement conquis. C’est décidé nous y reviendrons.

     

     


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