• 14 Décembre 2016

     

    Mont Rond – Jura  (46.347973, 6.006133)

     

    On était en décembre, les premières neiges avaient fait leur apparition il y a peu, mais presque disparues depuis. Et je ne sais pas pourquoi ce soir-là, une idée un peu tordue (comme j’en ai souvent) me traversa l’esprit : Monter à la Faucille, puis partir sur les crêtes du Jura en VTT à la lueur de la pleine lune.

    Si tôt pensé, si tôt parti ! Rapide vérification du matériel et direction la Faucille.

    Arrivé là-haut, je préparai mon VTT, pris mon sac photo et entamai la montée par la route vers le chalet de Crozat.

    La lune apportait une bonne lumière ce qui facilitait la progression, sauf dans les passages forestiers !

    Et sur ce versant Nord, quelques vestiges de la dernière chute de neige transformaient des parties de la route en piste de Bobsleigh. Mais cela rajoutait un peu d’amusement à l’aventure.

    Arrivé au-dessus du chalet de Crozat, je terminai à pied pour rejoindre le Mont Rond. Mes yeux découvrirent un panorama grandiose. Je le connais bien maintenant, mais j’ai toujours autant de plaisir à l’admirer.

    Une étendue cotonneuse recouvrait le bassin lémanique. Elle était belle, épaisse et lumineuse. Tantôt éclairée par la pleine lune, tantôt laissant filtrer les halos orangés des éclairages urbains.

    Devant moi, un éboulis rocheux me faisait penser aux chirats du Massif Central, il surplombait la forêt plus basse qui se perdait dans la mer de brouillard. Puis, émergeant de cette mer, la chaîne des Alpes figée sous un ciel pur et étoilé.

     

    Mont Rond - la nuit

     

    Je m’assis au sommet et me laissai transporter par la nuit. Les rares bruits si différents de l’activité diurne et la solitude totale, me donnaient une impression étrange, apaisée, un sentiment de contrôle et d’équilibre. Ce moment de méditation nous montre à quel point il est riche en émotion, autant de choses qui peuvent se retrouver dans mes photos.

    Après cette escapade nocturne, je redescendis sur Terre et repris le chemin du retour. Mon VTT m’attendait, je finis tranquillement ma ballade avec des étoiles plein la tête.

     

     

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  • 6 novembre 2016

     

    Six Fer à cheval – Le fond de la Combe  (46.090435, 6.842821)

     

    C’est un de mes endroits préférés de la haute vallée du Giffre. Un endroit grandiose où le cirque des montagnes qui nous entourent et nous dominent, nous renvoie à notre petite réalité.

    Ces façades de granite dressées devant nous comme les cerbères, ces cascades qui jaillissent des sommets, ce cirque qui nous oppresse, l’ambiance y est unique et mystérieuse.

    Cirque du Fer à Cheval

     

     

    Cet équilibre de beauté peut nous combler si on sait trouver les moments calmes du lieu car évidemment, un tel panorama si touristique voit déferler à la belle saison, des hordes de visiteurs qui ne contribuent que médiocrement à la tranquillité du site.

    Cependant, ce week-end ci, j’ai fait comme ces visiteurs que je fuie d’habitude, je suis allé me balader dans ce cirque, en famille, en plein après-midi !

     

    Certes la lumière dure du milieu de journée n’était pas l’idéal et la pression familiale ne me laisse guère le temps de m’imprégner du paysage, mais j’ai pu trouver dans ces belles couleurs d’automne, un contraste et des teintes bien marqués.

     

    J’aimais bien la teinte froide des falaises et les franges colorées et saturées de la végétation de novembre. Tout cela chapeauté d’un ciel d’un bleu profond, parfois agrémenté de timides nuages.

    Le Fer à Cheval

     

    En prime, il y avait ce saupoudrage des premières neiges sur les cimes qui embellissait la scène.

     

    Ce cirque pourrait être photographié chaque jour de l’année tellement qu’il est beau et que chaque aléa du climat lui donne un visage unique.

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  • 31 Octobre 2016

     

    Mont Rond - Les crêtes du Jura (46.350809, 6.009939)

     

    Nous étions lundi. Cela ne m’a pas empêché d’aller traquer le lever de soleil. Une petite rando matinale avant d’attaquer la semaine de boulot. Rien de tel pour faire le plein de bonne humeur.

    L’avantage en cette période c’est que le jour un peu flemmard se lève plus tard, juste au bon moment pour ne pas pénaliser l’arrivée au bureau !

    Les chaussures de rando au pied et le sac sur le dos, j’empruntais d’un pas décidé le sentier qui conduisait sur les crêtes du Jura non loin du Mont Rond.

    Ce matin-là, une belle nappe de brouillard recouvrait le bassin lémanique tel un duvet de plume.

    Lever de soleil sur les Alpes

     

    L’ambiance était fraîche, mais tout à fait normale pour la saison, presque même trop douce. Les gelées restaient discrètes.

    Arrivé en haut peu avant le soleil, je pu contempler les belles couleurs ocrées de l’automne. Les falaises fuyantes du Mont Rond se dressait majestueuses, comme des statues qui protègent le Genevois.

    Les falaises du Jura

     

    Ensuite je ne pu résister à l’envie d’immortaliser la belles chaîne des Alpes qui flottait comme une île sur un océan de coton. Le soleil encore bas, baignait les vaguelettes du brouillard, de sa lumière dorée.

    Les collines du Jura

     

    Je serais bien resté là, à somnoler sur l’herbe jaune avec ces chamois qui jouaient sur les pentes raides, mais mes obligations se rappelaient à mon bon souvenir et il me fallait envisager ardemment la descente.

    Mais c’est l’esprit léger et remplis d’images que je continuai ce beau Lundi.

     

     

     

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  • 18 Août 2016

     

    Les côtes suédoises au soleil couchant. (58.074499, 11.465213)

     

    Il est de ces ambiances apaisées que seules les côtes scandinaves savent nous en distiller les lumières.

    Ce soir-là je me suis éclipsé pour trouver un point de vue qui m’offrirait l’harmonie des derniers rayons de soleil et les paysages typiques de Suède.
    Les côtes découpées finissaient dans la mer en formant des petits îlots, un vrai labyrinthe acéré pour les bateaux insouciants. Pour moi, c’était autant de silhouettes qui contrastaient ce contre-jour tardif.
    J’avais gravis quelques rochers pour avoir une vue un peu surplombante, tout était relatif dans cette région dont les hauteurs en bord de mer n’excédaient pas quelques dizaines de mètres.
    Néanmoins, perché sur mon petit promontoire, surplombant une cabane de pêcheur au bardage en bois peint en rouge bordeaux, je regardais ce décor un peu «carte postale» mais au combien apaisant.

     

    Durant ce séjour scandinave, j’ai pu contempler de nombreux couchers de soleil sur la mer. Mais chacun était particulier, chacun avait ses propres couleurs, son ambiance à lui. Mais tous avait en commun le calme des côtes scandinaves.

     

     

     

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  • 17 juillet 2016

     

    Creux de Narderans  (46.251090, 5.931875)

     

    Ce bel après-midi d’été représentait une belle occasion d’aller faire une rando.
    Je décidais d’emmener mon fils au Creux de Narderans, dans la chaîne du Jura.
    Notre but était d’aller voir des chamois.

     

    Nous marchions sur un sympathique sentier dans les sous-bois qui nous apportaient un peu de fraîcheur. Nous avions choisi de monter en fin d’après-midi sachant que l’activité de nos amis montagnards était plus importante en fin de journée. Mon fils excité à l’idée de les voir, gravissait le dénivelé avec un enthousiasme débordant.

    Arrivés au chalet de Narderans, nous nous sommes arrêtés pour admirer les imposantes falaises qui nous dominaient, baignées des couleurs douces du soleil couchant.

     

    Nous avions repris notre chemin et déjà nous pouvions apercevoir quelques chamois. Cela était déjà de bon augure pour faire un peu plus tard de belles photos.

     

    Après un bon pique-nique,  nous n’avons pas traîné à nous installer pour composer quelques images intéressantes.
    Mon fils s’appliquait à la tâche. Et avec une discrétion digne d’un indien en pleine chasse, il s’approchait lentement pour espérer avoir un plan plus rapproché des chamois.

    Plus la lumière tamisée du soir envahissait le Creux, plus la troupe de chamois se faisait généreuse et moins farouche.
    Ils broutaient paisiblement les pousses d’herbe entre les rochers et n’étaient même plus dérangés par les derniers randonneurs qui descendaient.
    Parfois quelques individus trônaient en maître sur la crête des falaises.

     

     

     

    Les derniers rayons du soleil caressaient le Mont Blanc et lui donnait ce teint rosé.

     

    Mais la nuit nous invita à ranger notre matériel, les photos devenaient délicates à prendre à cette heure tardive.
    Il était temps de saluer ces locataires des pentes raides et de quitter ces pâturages paisibles. Nous entamions la descente, heureux.

    La forêt du Jura nous plongeait dans une obscurité certaine. Les frontales étaient indispensables pour ne pas déraper sur les pierres.
    Quelques instants plus tard, nous retrouvions la voiture.
    Mon fils ravis de ces rencontres me demandait déjà quand nous y retournerions !

    Une bien belle balade.

     

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