• Une nuit au Bargy

     

    Lac de Peyre  (Haute-Savoie)

     

    5 Août 2018


     

    Une fois n’est pas coutume, la chaîne du Bargy est de nouveau à l’honneur pour la destination du jour. Je propose à mon fils d’aller bivouaquer au lac de Peyre.

    Un joli petit plan d’eau derrière la chaîne du Bargy, niché à 2090m d’altitude, au pied de la pointe Blanche et la pointe de Balafrasse.


    Lac de Peyre

     

    Après un repérage sur les cartes IGN et les images glanées sur le web, j’avais remarqué quelques terrasses engazonnées tout à fait accueillantes.Donc la randonnée était décidée. On allait à la rencontre des belles montagnes de la région des Aravis, dans l’espoir d’y observer la faune alpine.  

    Nous partons du col de la Colombière, très prisés des touristes, cyclistes et motards. Y trouver une place de parking s’avère déjà fastidieux.Il fait chaud et le sac est lourd, mais l’excitation est là et ceci n’est que détail.Nous avançons sur un sentier large dont le dénivelé donne le tempo. Nous prenons vite de l’altitude et nous surplombons rapidement la route du col.
     

    Col de la Colombière

     

     Quelques moutons broutent paisiblement l’herbe des alpages. Puis nous croisons de nombreux randonneurs qui me laissent penser que notre bivouac ne sera pas empreint de solitude !

    Le sentier continue de sillonner les pentes ensoleillées du Bargy.Nous admirons bientôt la pointe Blanche, qui trône comme la gouvernante du massif.Culminant à 2438m, elle est le plus haut sommet de la chaine du Bargy et offre quelques voies d’escalade sympathiques.
     

    Bargy


     
    Nous approchons du lac, les pentes deviennent plus vallonnées. L’ambiance est magique, le lac se dévoile devant nous, lové au creux des falaises, faisant face à la chaine des Aravis.

     

    Aravis

     

    Comme je l’avais pressenti, plusieurs tentes sont déjà installées aux abords du lac. Il est évident que l’endroit s’y prête royalement.Nous partons à la recherche d’un coin pour poser notre tente, un peu à l’écart de la foule.Une petite terrasse surplombant le lac, bien placée, face aux montagnes, me parait parfait.
     

    Une nuit au Bargy

     

    Nous montons la tente et mangeons une petite barre de céréale. Puis aperçus lors de la monté, des bouquetins s’appropriaient les escarpements proches de nous. Armés de nos appareils, nous allons à la rencontre de ces mammifères emblématiques.

    Parfois perchés sur une corniche que l’on imagine inaccessible ou broutant paisiblement les brins d’herbe tendres, ces animaux aux longues cornes cannelées me fascinent. Inquiétés il y a quelques années par la maladie de la Brucellose, pour laquelle un abattage avait été ordonné. Ils peuvent heureusement brouter en paix désormais. Je m’interrogerai toujours sur la pertinence de cette décision et si, d’autres alternatives moins basées sur l’intérêt humain et plus celui de l’animal, n’aurait pas été souhaitables.
     

    Bouquetin

     

    J’adore les observer au loin sur leur promontoire rocheux. J’ai beaucoup de respect pour ces animaux, qui ont une faculté hallucinante pour gravir avec aisance des passages qu’il nous faudrait franchir, encordé. 

    J’aime regarder leur belle robe fauve en harmonie avec les couleurs de la pierre.
    Je suis impressionné de savourer les querelles de mâles. On peut apercevoir tout au long de l’année, les jeunes boucs se défier par des joutes qui se veulent ludiques. Mais les vrais combats de mâles en période de rut en fin d’automne, sont vraiment impressionnants. Voir ces masses proches du quintal s’intercepter frontalement défie les lois de la physique.


    Bouquetin

     

    Bouquetin


    Bouquetin

     

    Tout en admirant les bouquetins, nous grimpons par un petit sentier peu tracé vers, l’arrête voisine de la pointe de Balafrasse.
    Le sommet est très escarpé, il faut être vigilant sur cette arrête qui n’autorise guère le faux pas.

    Le ciel est chargé de quelques cumulus inoffensifs qui viennent agréablement dessiner de belles textures sur l’horizon.

    Les douces et chaudes lumières apportent de belles couleurs aux falaises. 
    Quelques instants où le temps s’arrête et notre esprit peut profiter du calme qui règne.

    Bargy


    Pointe Blanche

     

    Nous redescendons à notre campement non sans recroiser quelques bouquetins qui se promènent, profitant des températures plus clémentes.
    L’heure du repas arrive à grand pas, et nous plongeons dans nos bols de Noodles.
    Puis rapidement, on s’échappe dans nos sacs de couchage, le réveil sera précoce.
     

    Aravis

     

    Il est 5h30. J’aime ces heures indues où tout le monde est en pleine léthargie tout comme le soleil.
    Il fait nuit et je regagne le spot que j’avais repéré la veille.

    Au bord du lac, un parterre de timides linaigrettes m’apporte mon premier plan. Les collines de l’autre côté du plan d’eau s’y reflètent fébrilement. Au-delà, ce sont les chaînes des Aravis puis du Mont-Blanc qui s’entremêlent, sous un ciel qui caresse l’aube et ses couleurs pastelles.

    Moment calme mais intense, que j’apprécie par-dessus-tout.

    Sunrise
     

    sunrise

     

    Mon fils ne tarde pas à me rejoindre et nous admirons ensemble, le jour qui se lève.
    La nuit est chassée et bientôt, les premiers rayons du soleil viennent illuminer les sommets avant d’arriver jusqu’à nous.
    Le voile atmosphérique estompe les reliefs qui se fondent dans une enfilade de silhouettes, tout n’est qu’ombre et lumière.
    Le temps semble ralentir pour nous laisser profiter du moment. 

    Aravis

     

    Puis nous regardons la vie renaitre. Les oiseaux vont et viennent selon un rituel quotidien, quelques petits insectes s’approprient la faible chaleur de l’astre, et nous observons des tritons dans le lac, déjà à pied d’œuvre pour satisfaire leur appétit.

    triton

     

    La rosée a recouvert la végétation qui brille sous une multitude de gouttelettes étincelantes. Les fleurs de montagne reprennent leurs couleurs.
    C’est le moment d’aller faire chauffer l’eau du thé.La tente presque sèche est repliée et nous levons le camp.
    L’activité se remet tranquillement en place.

    Plus tard dans la matinée nous décidons de monter au col de Balafrasse, au pied de la Pointe Blanche. Et quelle ne fut pas notre surprise d’être survolé par un groupe de vautours fauves. Ce rapace majestueux a depuis peu, reconquis les montagnes des Aples du Nord. Nous l’avons déjà observé à plusieurs reprises.

    Ce sont de remarquables planeurs, ils peuvent parcourir des distances impressionnantes sans un battement d’aile pour peu que les courants leur soient favorables.

    Tantôt décrivant des cercles dans le ciel, à la recherche d’une carcasse, tantôt surgissant d’un surplomb rocheux. Du vrai caviar pour nos appareils photos.

    Vautour


    Vautour


    Vautour

     

    Arrivée au col, la vue est somptueuse, d’un côté très minéral, la vallée du Bronze qui rejoint le village de Morsullaz, de l’autre l’ouverture sur les chaînes du Bargy et des Aravis avec le lac de Peyre en premier plan.
     

    Lac de Peyre

     

    Le soleil tape fort en cette fin de matinée et de nombreux randonneurs sillonnent déjà les sentiers.
    Il est temps de leur laisser les lieux et nous amorçons la descente avec des images plein la tête.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Une échappée dans les Aravis.

     

    Lac de Lessy – Haute-Savoie

     

    31 Juillet 2018

     

    La Haute-Savoie nous offre de nombreux massifs aux charmes tous plus irrésistibles les uns que les autres. Parmi eux, la chaîne des Aravis, un massif bien joli, entre Cluses, Thones, et le Beaufortin.
    Dominé par la Pointe Percée à 2750m. C’est aussi une région qui accueille quelques charmants petits lacs. Et c’est un de ceux-ci qui sera ma destination du jour.

    Le lac de Lessy, non loin du pic du Jallouvre, est surveillé par le Buclon (2072m) et l’aiguille Verte (2045m, pas celle de Chamonix !).
    Direction le Chinaillon, au-dessus du Grand-Bornand. La température est chaude même en montagne, pour ce dernier jour de Juillet.
    Je sors le matériel de ma voiture, tente, sac de couchage, l’eau, le casse-croute, et bien entendu, mon matos photo.

    Je quitte le parking et m’engage sur une route forestière qui s’élève au-dessus des habitations situées en balcon du Chinaillon.
    Très vite, j’atteins les premières prairies alpines, accueilli par le son des sonnailles. Je ne suis pas familier avec ce versant des Aravis, mais le sentier est bien fléché et mon itinéraire est évident.

    Je croise quelques randonneurs qui terminent leur journée alors que moi j’entame la mienne dans cette fin d’après-midi.

    Aravis

     

    Les paysages sont de toute beauté. Le sentier en balcon m’offre un panorama sur la chaîne des Aravis. Je me sens chez moi, tous ces sommets séduisent mon regard. La Pointe percée, Pointe de Bella Cha, Mont Charvet, Combe des Verts, Pointe de Chombas, plus près de moi la Pointe de l’Almet.

    Une échappée dans les Aravis

     

    Je poursuis mon ascension, au milieu de l’alpage, les senteurs des prairies m’envahissent. Par moment quelques cris de marmottes me surprennent.

    J’arrive au croisement des chemins de l’Aiguille verte et du Roc des Tours. Ce dernier s’enfile dans un dédale de rochers austères qui tranche avec les pentes engazonnées et abruptes de l’Aiguille Verte.

     

    Je continue la montée vers l’aiguille. La pente devient plus soutenue et le sommet approche.

    Le plan de ce soir est de trouver à proximité de ce sommet, un terrain à peu près plat pour y installer mon bivouac, mais elle porte bien son nom et je deviens inquiet en voyant les pentes raides on ne peut moins appropriées pour une tente aussi discrète soit-elle.

    Aravis

     

    Néanmoins, je finis par trouver à une bonne centaine de mètres du sommet, un replat de quelques mètres carrés garnis d’une végétation assez haute, composée entre autres d’orties.

    Un endroit parfait pour monter ma tente.

    La soirée se passe bien hormis de nombreuses formations de cumulus assez denses vers les Alpes italiennes.

    Je pars vers le sommet de l’Aiguille Verte avec mon appareil. Elle porte décidément bien son nom. Les derniers mètres sont vraiment escarpés. La plateforme sommitale fait quelques mètres carrés tout au plus. Mais le paysage à 360° qui se dévoile devant moi est somptueux.

    Aravis

     

    Je reste quelques longues minutes en haut, pour savourer cette ambiance. C’est devenu un rituel pour moi. Regarder, admirer, se vider l’esprit, laisser s’envoler ses soucis, m’imprégner de la puissance de la montagne, comme rempli d’un sentiment de domination, apaisé, serein. J’ai parfois l’impression de voler comme ces chocards à bec jaune qui lancent leurs cris stridents.

    Les lumières s’évanouissent au terme de la journée et les belles teintes colorient les dalles de calcaire. Le ciel se pare de voiles rosés, et le lac de Lessy tout en bas, plonge bientôt dans l’obscurité.

    Lac de Lessy

     

    Je regagne mon hébergement du soir et entame le repas.

    Mais de plus en plus de bourgeonnements de cumulo-nimbus apparaissent sur les hautes montagnes de Chamonix et de l’Italie. L’activité orageuse s’intensifie et se rapproche.

    Je me rappelle cette plaque aperçue en haut de l’aiguille qui rendait hommage à 2 randonneurs foudroyés à cet endroit il y a quelques années.

    Par chance j’ai du réseau, ce qui me permet de consulter mes sites météo. Un passage pluvio-orageux devrait venir frôler mon coin ce qui ne m’enchante que modérément.

    La décision est dure à prendre mais la sagesse l’emporte, je replie ma tente, range mes affaires puis lève le camp alors que le crépuscule digère les dernières lueurs.

    La descente se fait évidemment à la frontale, mais ne connaissant pas encore parfaitement le lieu, je ne manque pas de m’égarer sur un sentier erroné. Mais une fois de plus, les nouvelles technologies m’apportent une aide considérable, cartes et Gps à l’appui, je finis par retrouver le parking à une heure bien tardive. Une leçon à tirer de cela : toujours penser qu’un chemin que l’on connait peu, est toujours plus délicat à suivre une fois la nuit tombée !

    Savoir renoncer est aussi une option qui doit faire partie de la sortie lorsque les éléments nous envoient des signaux. Ce soir-là, point d’orage il n’y aura, mais je suis tout de même très heureux de cette balade, et encore plus d’avoir fait un choix prudent et raisonnable.

    Ce n’est que partie remise et j’ai déjà repéré un autre endroit autour du lac de Lessy où le bivouac y sera plus confortable.


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  • La Marie du Jura

    Haute-Chaîne du Jura (01)

    29.07.2018

    Il est de ces lieux où je me sens attiré par une force permanente qui me pousse à les visiter régulièrement. La haute chaîne du Jura en fait partie et plus particulièrement la Marie du Jura. Un sommet typique qui se trouve au bout de la chaîne, voisine du célèbre Reculet, à l’aplomb du village de Thoiry. 

    Le Jura

     

    Cet endroit respire la tranquillité. Moins populaire, moins connu que ses voisins, et pour mon plus grand plaisir, très peu fréquenté.
    Pour y aller, je me rends au parking du Tiocan, au-dessus de Thoiry. Point de départ de nombreuses randonnées dans ce secteur, dont le Reculet.

    Le sentier forestier au départ, prend rapidement de la hauteur. Cette mise en jambe est assez directe, mais l’environnement a le mérite de rester frais en période estivale.

    sentier Jura

     

    J’arrive à un lieu-dit nommé La Croisée, bifurcation pour se rendre au chalet de « Thoiry devant » puis celui de Curson. De l’autre côté, le sentier nous emmène au chalet de Narderan. C’est ce dernier que je choisis de suivre. Il s’extirpe peu à peu de la végétation dense pour nous offrir une belle vue sur le Léman et la chaîne des Alpes.

    Léman

     

    J’aime cette montée en balcon. Elle contourne les falaises imposantes qui surveillent tels des cerbères, le creux de Narderan. Fidèle au rendez-vous, je peux admirer toujours à la même place, une belle orchidée que je n’ai pas eu le plaisir d’observer ailleurs dans la région. Une épipactis brun rouge. Ses petites clochettes bordeaux foncé en grappe ornent une grande partie de la tige. J’aime contempler ce petit bijou d’esthétisme.

    Orchidee

     

    J’arrive ensuite au chalet de Narderan, petit chalet d’alpage érigé à l’entrée du creux du même nom.

    De chaque côté, on y voit des pentes raides et herbeuses et des falaises creusées, très impressionnantes. Le sentier s’élève progressivement.

    Falaises de Narderan

     

    Après avoir passé quelques lacets escarpés, le Reculet se dresse devant moi. Mais ce n’est pas la destination du jour et je prends une tangente à travers champs pour rejoindre le GR 9, le chemin du balcon du Léman. Ce sentier sillonne les crêtes du Jura sur des kilomètres offrant un point de vue permanent sur le Léman et les Alpes. Je me suis juré un jour de le parcourir en entier avec ma tente de bivouac.

     

    Le Reculet

     

    La Marie du Jura possède une petite grotte chargée d’histoire, mais je décide de m’arrêter un peu avant pour profiter d’un point de vue plus intéressant.

    Un peu en retrait, et donnant sur le versant de la Valserine, se trouve une curiosité géologique qui m’impressionne à chaque fois, La Roche Franche. Tel un morceau de montagne arraché avec violence, les pentes herbeuses se dérobent tout à coup sous l’effondrement rocheux sculpté par l’érosion.

     

    La Roche Franche

    Je casse la croûte un peu plus bas, et admire cette chaine qui m’apaise et me permet de m’évader.
    Ce soir-là, le ciel est paisible. Quelques nuages çà et là viennent orner les courbes des collines.
    La douce chaleur de la lumière vient colorer le calcaire.

    Les rayons rasant du soleil couchant étirent les ombres des épicéas, soulignés par le voile atmosphérique qui plongera bientôt les fonds de vallée dans la torpeur nocturne. 

    Que de moments à rêvasser là-haut, penser à tout et à rien. Regarder la nature et respecter ces montagnes qui ont traversé les ères.

     

    La Marie du Jura

     

    La Marie du Jura

     

    Bientôt le soleil rougeoyant se dissimule doucement derrière les strates de nuages bas, enflammant le ciel.

    Sunset

     

    Je profite encore des teintes froides et de ce moment où le ciel se pare de couleurs pastelles extraordinaires.

    Jaune, orange, rose, mauve, bleu, une harmonie de teintes venant du ciel et qui se dépose tel un voile sur le relief qui s’endort.

     

    Jura

     

    Je sorts la frontale, range mon matériel, la nuit approche.
    Je prends le chemin du retour. Quelques chamois profitant de la fraîcheur du soir partent à grandes enjambées non loin de moi.
    Je repense encore à ces moments et me sens un peu privilégié de pouvoir en profiter.

     

     


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  • La Côte de granite rose


    Trégastel – Côte d’Armor

     

     
    15 Juillet 2018

     

      

    Cette année pour les vacances, destination la Bretagne, et la côte de granite rose. Une petite merveille de cette belle région.

    J’ai été stupéfait de voir que cette côte à sa géologie si particulière, ne s’étalait que sur 7 ou 8 kilomètres.

    Trégastel

     

    Un paradis pour les balades en kayak ou en stand-up paddle. Les hanses, les baies et les côtes découpées souvent à l’abri des courants et du tumulte des vagues, nous permettent de profiter pleinement de ces petits bouts de nature, aux lumières stupéfiantes.

    La côte reste raisonnablement urbanisée, on s’y sent bien.

    Les balades sur les sentiers en bord de mer sont nombreuses. Il faut dire qu’ils sont très accueillants et bien entretenus. Le village de Trégastel dispose d’une belle plage et quelques magnifiques compositions rocheuses.

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose

     

    Pour mon fils et mois, il n’était pas concevable de ne pas visiter l’archipel des 7 îles. Un ensemble d’ilots rocheux qui héberge de nombreux oiseaux et phoques.

     C’est lors d’une petite croisière que nous avons pu profiter de cette faune.

    Notamment les fous de Bassan, dont la population a malheureusement tendance à décliner ces dernières années. Probable conséquence des chaleurs excessives et de la surpêche rendant leur nourriture plus rare.

    Fous de Bassan

    Fous de Bassan

    Fous de Bassan

    Fous de Bassan

     

    Nous avons pu admirer de justesse avant leur départ migratoire, les macareux moines. Dernier endroit où l’on peut en observer en France. C’est merveilleux de pouvoir admirer ces petites boules de plumes au vol rapide et au bec épais et multicolore.

    Macareux

     

    Paisiblement campés sur leur rocher, les phoques gris se dorent au soleil en nous regardant passer sans trop se soucier de notre présence.

    Parfois, il est possible d’en apercevoir haut perchés sur des promontoires rocheux, à plusieurs mètres. Cela est simplement dû à leur arrivée par la haute mer qui après son retrait, les abandonne là-haut. Leur salut arrivera par la prochaine marée haute, en attendant ils n’ont d’autre choix que de patienter et se prélasser.

    Phoques gris

     

    Autre locataire des lieux, le cormoran huppé. Bel oiseau au plumage noir brillant avec des reflets verts ou bleu foncé. Le cormoran plonge souvent pour aller se nourrir mais il est obligé de faire sécher son plumage qui curieusement, est partiellement perméable.

    Cormoran

     

    Cette belle balade au cœur d’un petit paradis pour les animaux était un pur bonheur.

    L’excursion continua sa route à l’extrémité de l’archipel. Nous sommes passés devant l’île aux Moines qui comme son nom l’indique fut occupée par des moines entre le XIVe et le XVe siècle dans des conditions évidemment très rudes. Puis nous naviguons vers le phare des Triagoz, telle une vigie indétrônable sur son rocher, résistant au temps et aux affronts des éléments. 

    Phare des Triagoz

     

    Les côtes particulières de ce petit bout de Bretagne est très riche en balades pédestres. De nombreux kilomètres de sentier sillonnent le bord de mer avec toujours pas très loin, ces gros blocs de granite aux teintes rosées.

    Côte de granite rose

     

    Nous avons pu profiter généreusement des baies et des lagons depuis la mer. Déambulant en kayak ou en paddle, admirant le bleu et la clarté de l’eau et les petits ilots. Ce fut très agréable de s’y attarder.

    Côte de granite rose

     

    Puis nous avons marché le long du chemin qui borde l’île Grande. Les plages de galets, avec lesquels de nombreuses colonnes sont formées. Puis ces rochers abrasifs que l’on voudrait croire presque volcaniques, sur lesquels viennent s’écraser les vagues qui projettent leur écume dans les airs.

    L'Île Grande

    L'Île Grande

     

    Quelques compositions sous-marines des lagunes oubliées des marées

    Lagune

     

    Certaines promenades faciles d’accès sont bien évidemment très fréquentées, mais s’il l’on prend le temps de les visiter à des heures moins populaires, on y retrouve une certaine sérénité et la douce ambiance de la soirée sur la mer et le phare de Men Ruz. Je rêve de revoir ces endroits sous des cieux tempétueux, devant les éléments déchaînés.

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose

     


    Mais je ne voulais pas quitter ce petit paradis sans y laisser divaguer mes pensées sous les lumières du soir, à contempler le ciel et la mer border par ces blocs granitiques insolites.

     

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose


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  • La Pointe de Chalune
     

    Haute-Savoie
     

    8 Juillet 2018

      

    Parmi les belles randonnées de la Haute-Savoie, j’apprécie beaucoup les montagnes de la vallée du Giffre. J’étais monté sur la pointe de Chalune il y a quelques années pour un lever de soleil mémorable, mais cette fois la balade prenait une dimension particulière car j’emmenais mon fils, admirer ce bel endroit en espérant y apercevoir quelques animaux.

     

    Pour cette sortie pas de réveil à des heures indues ni de sac lourdement chargé, une randonnée tranquille, j’ai presque envie de dire une balade touristique.

    Nous voilà sur le parking des Pierres rouges et débutons notre promenade en direction des Chalets blancs.

    Ces quelques fermes d’alpages offrent une vue splendide sur le Mont Blanc. C’est aussi une belle piste de ski fond l’hiver qui demande une bonne condition physique.

    Les Chalets Blancs

     

    Les troupeaux de vaches paissent dans le vallon. Quelques cris familiers de marmottes se font entendre, nous arrivons au loin, à en apercevoir quelque unes.

    Les Chalets Blancs

     

    Au-delà des chalets, le sentier devient plus raide, mais nos sens sont en éveil et la priorité est d’admirer la nature et en particulier la faune qui nous accompagne, tels que ces traquets motteux.

     

    Traquet motteux

     

    Puis, un joli papillon, une petite tortue, virevolte autour de nous, témoignant de prairies encore épargnées par la chimie des hommes.

    Petite tortue

     

    Nous arrivons au col de Chalune, Un beau carrefour au pied de la pointe. Un autre chemin s’enfuit vers le majestueux Roc d’Enfer, sommet mythique du secteur. Une randonnée engagée avec quelques passages vertigineux.

    Col de Chalune

     

    Nous poursuivons notre ascension toujours ponctuée de rencontres agréables et inattendues.

    Des Lys blancs gracieux et des campanules thyrsoides charnues et spectaculaires.

    Lys blanc

     

    Campanule Thyrsoide

     

    La dernière partie devient assez escarpée. Nous arrivons enfin au sommet. Un panorama à 360 degrés nous attend et on profite de ce moment merveilleux.

    Pointe de Chalune


    Le lieu est très fréquenté et ce n’est pas là-haut à cette heure-ci, que nous pourrons pleinement profiter de la tranquillité des cimes.

    Cette pointe surplombe également toute la station du Praz-de-Lys, avec en arrière plan le Pic du Marcelly et le discret Lac de Roy.

    Pic du Marcelly

     

    Evénement assez amusant, nous sommes entourés par plusieurs machaons, ces paillons jaunes et noirs aux couleurs vives et au dessin magnifique. Je ne pensais pas en voir si nombreux et s’approchant autant de nous.
    Ils sont vifs, mais s’arrêtent parfois non loin de nous pour nous offrir quelques beaux clichés

     

    Machaon

     

     

    Machaon

     

    Il nous faut reprendre le chemin du retour.

    Au cours de la descente, nous faisons encore quelques belles rencontres florales telles que cette nigritelle noire ou aussi appelé orchis vanillée. Une fleur appartenant à la famille des Orchidées et au parfum envoûtant.

    Nigritelle noire

     

    Puis telle une fougueuse boule de poiles ébouriffés, cette anémone des Alpes en fruit.

    Anémone

      

    De retour vers le col de Chalune, nous pouvant encore admirer le Roc d’enfer, dont les pentes aux teintes marbrées par les nuages sont du plus bel effet.

    Roc d'Enfer

     

    Le chemin semble toujours plus long à la descente qu’à la montée, mais le plaisir est toujours aussi fort. Une bien belle randonnée partagée avec mon fils, dans une région magnifique.

     


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