• A la recherche des Tétras

    Haute chaîne du Jura
     

    20 Avril 2019

     

    Après une magnifique découverte de ce bel animal en 2018, orchestré par mon ami Julien, je voulais partager avec mon fils cette expérience.
    J’avais eu certaines informations qui indiquaient que le tétras-lyre habitait la haute chaîne du Jura, mais je n’en ai encore jamais vu.
    Une première randonnée en fin d’hiver, en bordure de la station de Crozet nous apporta la preuve de sa présence : nous y avons trouvé de crottes ! 

    Donc j’ai décidé d’aller bivouaquer vers cet endroit dans l’espoir de le revoir en parade nuptiale.
    Nous prenons donc la route forestière pour nous rendre sur notre spot présumé.

    Route forestière Crozet

     

    La monté est finalement assez éprouvante. Nous n’avons évidemment pas pris de raquette à neige et les vallons sont encore bien chargés, la progression est lente avec un sac pas assez léger.

    La Ramas

     

    La Ramas

     

     

    L’ambiance est déjà très printanière, nous trouvons même sans trop de problème un endroit herbeux pour poser notre tente. Nous montons un affût avec un beau dégagement sur ce qui pourrait être le belvédère pour la parade de nos oiseaux.

    Le soir se passe et de belles lumières se répandent sur le paysage.  J’en profite pour m’offrir un joli coucher de soleil. 

    La Ramas

    La Ramas

     

    La Ramas

     

    Puis même un lever de lune…

    Lune

     

    Le lendemain matin, nous nous levons tôt pour rejoindre l’affût avant le réveil de la faune, et être certain de ne pas les déranger.

    Le jour se lève tranquillement et les premiers oiseaux commencent à sortir de leur léthargie. Quelques merles à plastron, une grive draine, mais pas de Tétras.

    Merle à plastron

    Merle à plastron

    Grive draine

     

    Nous observons avec plaisir les habitants des lieux, comme les verdiers, et autres venturons montagnards, mais restons un peu déçus de ne pas avoir vu de Tétras-lyre. Le matin est déjà bien avancé et nous savons que ce n’est plus l’heure pour les voir, alors les sujets évoluent pour placer devant notre objectif de belles fleurs de printemps : Crocus, Scilles à 2 feuilles.

    Venturon montagnard

     

    Scille à deux feuilles

    Scille à deux feuilles

    Crocus

     

    Jura

     

    En revenant vers notre bivouac, mon fils repère un lièvre qui se tient droit derrière un petit buisson !
    Autant surpris lui que nous, il ne nous laisse peu de secondes pour réagir.

    Lièvre

     

    Mais sans attendre la tortue, notre ami finit par remarquer notre présence et décide de nous montrer son aptitude à détaler, quelle rapidité !

    Lièvre

     

    Puis de retour vers la station de Crozet, nous décidons d’aller nous balader vers les crêtes au dessus du creux de Praffion. Les pentes sont couvertes de Scille à deux feuilles, et de jonquilles.

    Crozet - Jonquilles

     

    Nous apercevons au loin, quelques chamois. Le printemps est vraiment là avec ses fleurs et sa douceur.

    Chamoix

     

    Nous profitons encore un peu de cette ambiance magique avant de regagner la pleine.

    Creux de Praffion

     

    Creux de Praffion

     

    Même si notre objectif premier n’a pas donné satisfaction, nous avons passé un excellent moment nature, et nous reviendrons l’année prochaine, sans aucun doute. 

     

     

     

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  • Visiteurs de l’hiver

    Dans nos jardins (Jura – Haute-Savoie – Loire)

    26 Février 2019

     

    Pour une fois, ce n’est pas dans une longue balade que je vous emmène.

    Je me suis assis et j’ai regardé par la fenêtre. Cette période est souvent rude pour les animaux, qui doivent optimiser leurs actions et déplacements. Il est important de leur donner un petit coup de pouce-

    Le temps est froid, la neige encore présente. Nos amis des jardins ne sont pas mécontents de trouver quelques subsistances pour surmonter la rigueur de l’hiver.

    Et c’est tout le temps un joli moment de nature à contempler.

    J’ai donc passé des heures à les regarder, à observer leurs allées et venues. On apprend énormément dans ces moments-là, leurs habitudes, leurs caractères, tout un petit monde. 

    Je vous livre ici quelques clichés de ces petits visiteurs de l’hiver.

    Mésange charbonnière

    Mésange charbonnière

     

    Mésange charbonnière

     

     Mésange charbonnière

     

    Gros bec

    Gros bec

     

    Pinson du Nord

    Pinson du Nord

     

    Sitelle torchepot

    Sitelle torchepot

     

    Rouge-gorge

    Rouge-gorge

     

    Chardonneret élégant

     

    Chardonneret élégant

     

    Chardonneret élégant

     

    Chardonneret élégant

     

    Mésange boréale

    Mésange boréale

     

    Pinson des arbres

     

    Pinson des arbres

     

    Mésange huppée

     

     

    Mésange huppée

     

    Mésange huppée

     

    Mésange huppée

     

    Orite à longue queue

     

    Orite à longue queue
    (aussi appelé : Mésange à longue queue)

     

    Orite à longue queue

     

    Orite à longue queue

     

    Orite à longue queue

     

    Orite à longue queue

     

    Mésange bleue

    Mésange bleue

     

    Mésange bleue

     

    Mésange bleue

     

    Mésange bleue

     

    Mésange bleue

     

     

     

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  • Fraîches pensées de février

     

    Mieussy – Haute-Savoie

     

    17 Février 2019

     

     

    Par une douce après-midi de Février, les fonds de vallée haut-savoyards sont encore partiellement recouvert de neige. Une belle opportunité pour aller glaner quelques clichés de paysage blanc.

    Je pars avec mon fils, pour essayer de trouver des compositions intéressantes et pourquoi pas, croiser quelques animaux. 

    La neige sculptée par le vent et parfois la pluie dessine, des formes esthétiques dans lesquelles vient serpenter la trace d’un animal.

     

    neige sculptée

     

    La lumière encore bien basse du soleil d’hiver, transforme le paysage. Les ombres s’étendent sur la neige. Des ambiances qui n’existent qu’à ces périodes et laissent surgir toutes les fantaisies de notre imaginaire.

     

    Forêt d'hiver

     

    En hiver, la rareté de la nourriture est une préoccupation majeure pour la faune sauvage. Les passereaux ont appris à compter sur un petit coup de main de notre part, en venant picorer graines et boules de graisse qu’on attache près des maisons.

    Cette petite mésange charbonnière était plus farouche, car loin de ces restaurants improvisés. Pourtant elle était belle au milieu des branchages.

     

    mésange

     

    Tout est beau dans la forêt, la neige sait souligner cette beauté. Ici, une souche garnie d’Amadouvier, ce champignon des bois qui pousse sur les arbres fatigués.

     

    Amadouvier

     

    Un arbre hérisson

     

    arbre-hérisson

     

    La neige en macro-photographie est une mine de composition. S’il on arrive à capturer la structure de celle-ci, voir même ses cristaux, on ouvre un monde d’originalité, presque abstrait.   

    J’ai envie d’appeler cette scène « bataille de cristaux », mais chacun pourra y interpréter ce qu’il y voit, à sa guise.

     

    cristaux de neige

    cristaux de neige

    cristaux de neige

     

    Et pour couronner notre sortie, mon fils dont l’œil aguerri ne laisse rien passer, me montre un chevreuil dans une petite clairière voisine. L’animal nous avait repéré, mais n’a pas fui. Nous ne devions pas être dans son cercle de tolérance. Alors nous nous sommes accroupis et nous l’avons admiré, puis nous sommes repartis en sens inverse pour ne pas l’obliger à dépenser de l’énergie inutilement en s’enfuyant.

    Chevreuil

     

     

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  • L’hiver, dans la vallée de la Guisane.

     

    Le Monêtier-les-Bains, Hautes-Alpes

     

    27 décembre 2018

     

    Pour les fêtes de Noël, nous passons une semaine en famille dans le massif des Ecrins.

    C’est dans la vallée de la Guisane, au cœur du pittoresque village du Monêtier-les-Bains que nous posons nos valises.
    Le long de la vallée, la grande station de sport d’hiver de Serre-Chevalier serpente le long des montagnes. J’ai de beaux souvenirs de glisse dans ces pentes poudreuses, mais en cette fin année, la neige est plutôt timide. Le prix prohibitif des loisirs hivernaux des lieux et la piètre qualité de la neige me motive à envisager des alternatives durant cette semaine.

    La maison qui nous accueille se trouve au centre du village face aux falaises de l’Eychauda, de Cibouit, la roche des Agneaux et le vallon du grand Tabuc. Mais ce sont les Pics du Casset et la Tête Ste Marguerite qui attirent mon attention.

    Culminant à 3057m, les pics sont recouverts d’un moelleux duvet blanc et se jouent des lumières furtives entre nuages et soleil. Une scène toute en douceur se dévoile. J’aurai d’ailleurs l’occasion de les immortaliser dans plein d’ambiances différentes, de nuit, le matin au lever du soleil ou même en timelapse.

     

    Pic du Casset et la Tête Ste Marguerite

    Pic du Casset et la Tête Ste Marguerite

     

    Et je vous propose ici une balade sur les sommets

     

    Un soir alors que le village s’endort paisiblement, mon sac sur le dos, je pars revoir un joli torrent, le Tabuc, que j’avais déjà aimé mettre en image il y a quelques années. La température n’est pas très froide, et les étoiles brillent. Je rejoins la Guisane et la longe jusqu’à son affluent, le Tabuc.

    La lune est presque pleine ce qui me permet de me passer de ma lampe frontale. Après une petite demi-heure de marche dans cette ambiance feutrée et solitaire, j’arrive à l’endroit souhaité.

    Avant de se jeter dans la Guisane, le torrent s’élargit. Les vestiges de crues fougueuses laissent imaginer sa puissance, charriant galets, cailloux et aussi rochers et troncs d’arbre, dans un tumulte d’eau bouillonnante.

    Mais ce soir-là, point de courant indomptable, un sage filet d’eau sillonne le lit, entouré de champignons de neige.

    Je cherche quelques compositions agréables. Le torrent se sépare en deux bras, et invite notre regard à suivre sa descente. Plus haut, le vallon du Tabuc et hauts sommets des Ecrins, surveillés par un chapelet d’étoiles.

     

    Torrent du Tabuc

     

    De l’autre côté, la lune brille et le village scintille sous les lumière de Noël.

    Cet endroit respire la tranquillité à cette heure tardive.

     

    Le Mônetier-les-Bains

     

    La semaine s’écoule et je propose à mon fils d’aller se balader sur les hauteurs de montagnes de l’adret.

    Nous nous engageons sur un agréable sentier qui monte paisiblement en traversant la pente. J’aime trouvé dans cette montagne des coins calmes loin de l’afflux touristique. J’ai souvent l’impression que l’attrait de ces stations n’est que pour la plupart des visiteurs la qualité de leur remontés mécaniques et l’entretien des pistes. Cela va tellement à l’encontre de l’idée que je me fais de la montagne. Évidemment, je pratique beaucoup les sports d’hiver, mais pas dans cet état d’esprit. Pour moi la glisse doit être pure, belle, vierge orchestrée dans des grandes pentes, le plus loin possible des aménagements humains. Ou si remontés mécaniques il y a, elles doivent être discrètes et laisser à la nature, la place qu’elle mérite.

     

    Donc revenons sur notre sentier. Après une petite heure de marche, la neige devient assez présente. Les congères recouvrant de temps en temps le chemin, nous obligent même à chausser les raquettes.

    Le temps est magnifique et nous avons même le plaisir d’apercevoir au loin quelques bouquetins qui profitent encore d’une arrivée en douceur de l’hiver. Bientôt sa rigueur deviendra pour eux, une lutte de chaque instant pour leur survie.

    Nous passons devant une petite chapelle et poursuivons notre balade.

    Au-dessus de d’un petit vallon nous apercevons pour notre plus grand bonheur, un troupeau de mouflons. J’étais loin d’imaginer que ce ovidés pouvaient de promener dans les parages. Bien entendu, je n’avais pas pris mon objectif fétiche pour l’animalier, c’est donc dans leur environnement montagneux que j’intègre ces beaux animaux. Mais quel plaisir de les admirer à l’état sauvage.

     

    Mouflons

     

     

    Mouflons

    Mouflons

     

    Mais l’heure passe et il nous faut quitter nos amis. Sur le chemin du retour, le ciel se pare de nuages d’altitude qui petit à petit, se teintent de couleurs somptueuses. Je devine qu’au fur et à mesure de la descente du soleil, ces couleurs vont devenir intenses et même spectaculaires. Selon l’altitude des nuages, cela peut s’embraser et donner un spectacle grandiose.

    Ce soir-là, ce ne sera pas l’explosion tant attendue, mais tout de même, un joli ciel bien décoré au couleurs roses, pourpres, orangées, qui terminait notre balade d’une des plus belles manières.

     

    Vallée de la Guisane

    Vallée de la Guisane

    Vallée de la Guisane

    Vallée de la Guisane

     

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  • Ambiance d’automne en Périgord

    Perigord noir – Sarlat-la-Canéda

    26 octobre 2018

     

    L’automne est là, ses belles couleurs, ses températures agréables, la brume, la rosée du matin, les champignons, les noix, les châtaignes et une belle envie de retourner dans une région qui m’avait laissé de beaux souvenirs, le Perigord noir. 

    Il y a quelques années j’avais eu l’occasion de découvrir cette belle région riche d’histoire et de préhistoire.
    De nombreux sites archéologiques nous plongent dans l’époque de l’homo-sapiens. Nous débutons un voyage au travers des millénaires pour remonter à nos ancêtres, à ces civilisations qui ont connu les grandes avancées de notre race. Les outils, le feu, la sédentarisation, la roue, tant d’étapes passionnantes.
    C’est aussi une région qui a été très active au Moyen-âge. N’en témoignent la pléthore de châteaux qui bordent la Dordogne ou la Vézère.

    La Dordogne

     

    C’est une semaine que nous allons passer en famille, dans ce petit bout de pays qui a traversé l’histoire.

    Notre maisonnette, est perdue dans les bois. L’idéal pour se couper du monde, et profiter pleinement de cette tranquillité. Quoi de plus merveilleux que d’ouvrir les volets le matin, et de voir deux chevreuils broutant sur la pelouse et s’échapper à grandes enjambées.

    La rosée du matin orne la végétation d’une multitude de gouttelettes, ça et là quelques feuilles fatiguées de l’été se déposent délicatement sur le sol.

    rosée matinale

    Ambiance d’automne

    C’est au bord de la Dordogne, que nous aimons nous promener le soir, à la douceur de la belle lumière. La nature y est calme et paisible. Loin de l’excitation humaine.

    Avec un peu de chance, il nous est même possible d’admirer les hérons, immobiles, figés sur le bord de la rivière à attendre qu’un inconscient poisson arrive à bonne distance. Ou le vol particulier de quelques martins-pêcheurs, l’oiseau discret aux couleurs somptueuses.

    La Dordogne

     

    Héron

    Grue blanche

     

     

     

    Nous poursuivons notre aventure sur la Dordogne, avec une balade en gabare

    Une belle expérience. Nous embarquons à bord de ces bateaux particuliers autrefois utilisés pour acheminer les marchandises, en particulier le bois, de l’aquitaine vers la façade atlantique, notamment Bordeaux.

    Bateaux à fond plat, exploitant la rivière que quelques semaines par année, du fait de son niveau d’eau et de ses caprices, les gabares racontent une histoire passionnante, l’histoire des hommes qui à la force de leur détermination et leur courage, exploitaient la nature pour vivre.

    Je vous encourage à plonger dans cette fabuleuse histoire :

    http://espritdepays.com/patrimoines-en-perigord/metiers-dautrefois/la-batellerie-en-perigord

    Gabare

     

    La Dordogne

     

    Bergeronnette

     

    De nombreuses balades dans les villages troglodytes lors desquelles nous ressentons la rigueur de cette époque médiévale. Depuis la préhistoire, l’homme a su utiliser la nature avec ses formes favorables, pour s’abriter et l’habiter. Les années ont passé et les habitations ont évolué.

    Même encore aujourd’hui, des maisons étroites épousant parfaitement la forme de la falaise exploitent encore ces abris naturels.

    Les pierres ont traversé les siècles pour nous raconter cette histoire.

    Pierre et rivière

     

     

     

    La Dordogne

     

    Un village simple et réhabilité avec passion, regroupant des bories, cabanes de pierres aux formes arrondies et très esthétiques. On se promène dans ce petit village, en remontant les siècles, au milieu des poules et des dindons, à l’ombre des châtaigniers.

     

    Cabanes du Breuil

     

    Ce territoire dispose évidemment de nombreuses grottes et cavités signées de la main de l’homme (au sens propre). Des peintures rupestres ou des gravures, souvent reconstituées fidèlement, mais parfois encore authentiques. Les visites sont pour certaines encadrées par de vrais passionnés qui nous transmettent sincèrement leur passion.

    A d’autres endroits, se dévoilent les mystères millénaires de la formation des concrétions, des stalagmites et autres merveilles de calcaires.

     

    Grotte

     

    La Perigord est une contrée riche d’histoire et de tranquillité, où je me sens en harmonie. La nature reste assez préservée et j’apprécie la discrétion de l’activité humaine et souhaiterais que ce soit un exemple pour bien d’autres territoires.

     

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