• La Marie du Jura

    Haute-Chaîne du Jura (01)

    29.07.2018

    Il est de ces lieux où je me sens attiré par une force permanente qui me pousse à les visiter régulièrement. La haute chaîne du Jura en fait partie et plus particulièrement la Marie du Jura. Un sommet typique qui se trouve au bout de la chaîne, voisine du célèbre Reculet, à l’aplomb du village de Thoiry. 

    Le Jura

     

    Cet endroit respire la tranquillité. Moins populaire, moins connu que ses voisins, et pour mon plus grand plaisir, très peu fréquenté.
    Pour y aller, je me rends au parking du Tiocan, au-dessus de Thoiry. Point de départ de nombreuses randonnées dans ce secteur, dont le Reculet.

    Le sentier forestier au départ, prend rapidement de la hauteur. Cette mise en jambe est assez directe, mais l’environnement a le mérite de rester frais en période estivale.

    sentier Jura

     

    J’arrive à un lieu-dit nommé La Croisée, bifurcation pour se rendre au chalet de « Thoiry devant » puis celui de Curson. De l’autre côté, le sentier nous emmène au chalet de Narderan. C’est ce dernier que je choisis de suivre. Il s’extirpe peu à peu de la végétation dense pour nous offrir une belle vue sur le Léman et la chaîne des Alpes.

    Léman

     

    J’aime cette montée en balcon. Elle contourne les falaises imposantes qui surveillent tels des cerbères, le creux de Narderan. Fidèle au rendez-vous, je peux admirer toujours à la même place, une belle orchidée que je n’ai pas eu le plaisir d’observer ailleurs dans la région. Une épipactis brun rouge. Ses petites clochettes bordeaux foncé en grappe ornent une grande partie de la tige. J’aime contempler ce petit bijou d’esthétisme.

    Orchidee

     

    J’arrive ensuite au chalet de Narderan, petit chalet d’alpage érigé à l’entrée du creux du même nom.

    De chaque côté, on y voit des pentes raides et herbeuses et des falaises creusées, très impressionnantes. Le sentier s’élève progressivement.

    Falaises de Narderan

     

    Après avoir passé quelques lacets escarpés, le Reculet se dresse devant moi. Mais ce n’est pas la destination du jour et je prends une tangente à travers champs pour rejoindre le GR 9, le chemin du balcon du Léman. Ce sentier sillonne les crêtes du Jura sur des kilomètres offrant un point de vue permanent sur le Léman et les Alpes. Je me suis juré un jour de le parcourir en entier avec ma tente de bivouac.

     

    Le Reculet

     

    La Marie du Jura possède une petite grotte chargée d’histoire, mais je décide de m’arrêter un peu avant pour profiter d’un point de vue plus intéressant.

    Un peu en retrait, et donnant sur le versant de la Valserine, se trouve une curiosité géologique qui m’impressionne à chaque fois, La Roche Franche. Tel un morceau de montagne arraché avec violence, les pentes herbeuses se dérobent tout à coup sous l’effondrement rocheux sculpté par l’érosion.

     

    La Roche Franche

    Je casse la croûte un peu plus bas, et admire cette chaine qui m’apaise et me permet de m’évader.
    Ce soir-là, le ciel est paisible. Quelques nuages çà et là viennent orner les courbes des collines.
    La douce chaleur de la lumière vient colorer le calcaire.

    Les rayons rasant du soleil couchant étirent les ombres des épicéas, soulignés par le voile atmosphérique qui plongera bientôt les fonds de vallée dans la torpeur nocturne. 

    Que de moments à rêvasser là-haut, penser à tout et à rien. Regarder la nature et respecter ces montagnes qui ont traversé les ères.

     

    La Marie du Jura

     

    La Marie du Jura

     

    Bientôt le soleil rougeoyant se dissimule doucement derrière les strates de nuages bas, enflammant le ciel.

    Sunset

     

    Je profite encore des teintes froides et de ce moment où le ciel se pare de couleurs pastelles extraordinaires.

    Jaune, orange, rose, mauve, bleu, une harmonie de teintes venant du ciel et qui se dépose tel un voile sur le relief qui s’endort.

     

    Jura

     

    Je sorts la frontale, range mon matériel, la nuit approche.
    Je prends le chemin du retour. Quelques chamois profitant de la fraîcheur du soir partent à grandes enjambées non loin de moi.
    Je repense encore à ces moments et me sens un peu privilégié de pouvoir en profiter.

     

     


    votre commentaire
  • La Côte de granite rose


    Trégastel – Côte d’Armor

     

     
    15 Juillet 2018

     

      

    Cette année pour les vacances, destination la Bretagne, et la côte de granite rose. Une petite merveille de cette belle région.

    J’ai été stupéfait de voir que cette côte à sa géologie si particulière, ne s’étalait que sur 7 ou 8 kilomètres.

    Trégastel

     

    Un paradis pour les balades en kayak ou en stand-up paddle. Les hanses, les baies et les côtes découpées souvent à l’abri des courants et du tumulte des vagues, nous permettent de profiter pleinement de ces petits bouts de nature, aux lumières stupéfiantes.

    La côte reste raisonnablement urbanisée, on s’y sent bien.

    Les balades sur les sentiers en bord de mer sont nombreuses. Il faut dire qu’ils sont très accueillants et bien entretenus. Le village de Trégastel dispose d’une belle plage et quelques magnifiques compositions rocheuses.

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose

     

    Pour mon fils et mois, il n’était pas concevable de ne pas visiter l’archipel des 7 îles. Un ensemble d’ilots rocheux qui héberge de nombreux oiseaux et phoques.

     C’est lors d’une petite croisière que nous avons pu profiter de cette faune.

    Notamment les fous de Bassan, dont la population a malheureusement tendance à décliner ces dernières années. Probable conséquence des chaleurs excessives et de la surpêche rendant leur nourriture plus rare.

    Fous de Bassan

    Fous de Bassan

    Fous de Bassan

    Fous de Bassan

     

    Nous avons pu admirer de justesse avant leur départ migratoire, les macareux moines. Dernier endroit où l’on peut en observer en France. C’est merveilleux de pouvoir admirer ces petites boules de plumes au vol rapide et au bec épais et multicolore.

    Macareux

     

    Paisiblement campés sur leur rocher, les phoques gris se dorent au soleil en nous regardant passer sans trop se soucier de notre présence.

    Parfois, il est possible d’en apercevoir haut perchés sur des promontoires rocheux, à plusieurs mètres. Cela est simplement dû à leur arrivée par la haute mer qui après son retrait, les abandonne là-haut. Leur salut arrivera par la prochaine marée haute, en attendant ils n’ont d’autre choix que de patienter et se prélasser.

    Phoques gris

     

    Autre locataire des lieux, le cormoran huppé. Bel oiseau au plumage noir brillant avec des reflets verts ou bleu foncé. Le cormoran plonge souvent pour aller se nourrir mais il est obligé de faire sécher son plumage qui curieusement, est partiellement perméable.

    Cormoran

     

    Cette belle balade au cœur d’un petit paradis pour les animaux était un pur bonheur.

    L’excursion continua sa route à l’extrémité de l’archipel. Nous sommes passés devant l’île aux Moines qui comme son nom l’indique fut occupée par des moines entre le XIVe et le XVe siècle dans des conditions évidemment très rudes. Puis nous naviguons vers le phare des Triagoz, telle une vigie indétrônable sur son rocher, résistant au temps et aux affronts des éléments. 

    Phare des Triagoz

     

    Les côtes particulières de ce petit bout de Bretagne est très riche en balades pédestres. De nombreux kilomètres de sentier sillonnent le bord de mer avec toujours pas très loin, ces gros blocs de granite aux teintes rosées.

    Côte de granite rose

     

    Nous avons pu profiter généreusement des baies et des lagons depuis la mer. Déambulant en kayak ou en paddle, admirant le bleu et la clarté de l’eau et les petits ilots. Ce fut très agréable de s’y attarder.

    Côte de granite rose

     

    Puis nous avons marché le long du chemin qui borde l’île Grande. Les plages de galets, avec lesquels de nombreuses colonnes sont formées. Puis ces rochers abrasifs que l’on voudrait croire presque volcaniques, sur lesquels viennent s’écraser les vagues qui projettent leur écume dans les airs.

    L'Île Grande

    L'Île Grande

     

    Quelques compositions sous-marines des lagunes oubliées des marées

    Lagune

     

    Certaines promenades faciles d’accès sont bien évidemment très fréquentées, mais s’il l’on prend le temps de les visiter à des heures moins populaires, on y retrouve une certaine sérénité et la douce ambiance de la soirée sur la mer et le phare de Men Ruz. Je rêve de revoir ces endroits sous des cieux tempétueux, devant les éléments déchaînés.

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose

     


    Mais je ne voulais pas quitter ce petit paradis sans y laisser divaguer mes pensées sous les lumières du soir, à contempler le ciel et la mer border par ces blocs granitiques insolites.

     

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose

    Côte de granite rose


    votre commentaire
  • La Pointe de Chalune
     

    Haute-Savoie
     

    8 Juillet 2018

      

    Parmi les belles randonnées de la Haute-Savoie, j’apprécie beaucoup les montagnes de la vallée du Giffre. J’étais monté sur la pointe de Chalune il y a quelques années pour un lever de soleil mémorable, mais cette fois la balade prenait une dimension particulière car j’emmenais mon fils, admirer ce bel endroit en espérant y apercevoir quelques animaux.

     

    Pour cette sortie pas de réveil à des heures indues ni de sac lourdement chargé, une randonnée tranquille, j’ai presque envie de dire une balade touristique.

    Nous voilà sur le parking des Pierres rouges et débutons notre promenade en direction des Chalets blancs.

    Ces quelques fermes d’alpages offrent une vue splendide sur le Mont Blanc. C’est aussi une belle piste de ski fond l’hiver qui demande une bonne condition physique.

    Les Chalets Blancs

     

    Les troupeaux de vaches paissent dans le vallon. Quelques cris familiers de marmottes se font entendre, nous arrivons au loin, à en apercevoir quelque unes.

    Les Chalets Blancs

     

    Au-delà des chalets, le sentier devient plus raide, mais nos sens sont en éveil et la priorité est d’admirer la nature et en particulier la faune qui nous accompagne, tels que ces traquets motteux.

     

    Traquet motteux

     

    Puis, un joli papillon, une petite tortue, virevolte autour de nous, témoignant de prairies encore épargnées par la chimie des hommes.

    Petite tortue

     

    Nous arrivons au col de Chalune, Un beau carrefour au pied de la pointe. Un autre chemin s’enfuit vers le majestueux Roc d’Enfer, sommet mythique du secteur. Une randonnée engagée avec quelques passages vertigineux.

    Col de Chalune

     

    Nous poursuivons notre ascension toujours ponctuée de rencontres agréables et inattendues.

    Des Lys blancs gracieux et des campanules thyrsoides charnues et spectaculaires.

    Lys blanc

     

    Campanule Thyrsoide

     

    La dernière partie devient assez escarpée. Nous arrivons enfin au sommet. Un panorama à 360 degrés nous attend et on profite de ce moment merveilleux.

    Pointe de Chalune


    Le lieu est très fréquenté et ce n’est pas là-haut à cette heure-ci, que nous pourrons pleinement profiter de la tranquillité des cimes.

    Cette pointe surplombe également toute la station du Praz-de-Lys, avec en arrière plan le Pic du Marcelly et le discret Lac de Roy.

    Pic du Marcelly

     

    Evénement assez amusant, nous sommes entourés par plusieurs machaons, ces paillons jaunes et noirs aux couleurs vives et au dessin magnifique. Je ne pensais pas en voir si nombreux et s’approchant autant de nous.
    Ils sont vifs, mais s’arrêtent parfois non loin de nous pour nous offrir quelques beaux clichés

     

    Machaon

     

     

    Machaon

     

    Il nous faut reprendre le chemin du retour.

    Au cours de la descente, nous faisons encore quelques belles rencontres florales telles que cette nigritelle noire ou aussi appelé orchis vanillée. Une fleur appartenant à la famille des Orchidées et au parfum envoûtant.

    Nigritelle noire

     

    Puis telle une fougueuse boule de poiles ébouriffés, cette anémone des Alpes en fruit.

    Anémone

      

    De retour vers le col de Chalune, nous pouvant encore admirer le Roc d’enfer, dont les pentes aux teintes marbrées par les nuages sont du plus bel effet.

    Roc d'Enfer

     

    Le chemin semble toujours plus long à la descente qu’à la montée, mais le plaisir est toujours aussi fort. Une bien belle randonnée partagée avec mon fils, dans une région magnifique.

     


    votre commentaire
  • Au-delà du Lac Bénit

     

    Aravis – Haute-Savoie

     

    23 Juin 2018

     

     

    Dans mon envie effrénée de bivouac en montagne, j’ai trouvé un beau prétexte en embarquant mon fils dans l’aventure.

    J’avais surveillé de près la météo ces derniers jours, en priant pour que l’activité orageuse nous laisse tranquille et que le temps soit clément. Mon souhait fut exaucé et la sortie pouvait se réaliser.

    Je prépare donc le matériel, en chargeant méticuleusement mon nouveau sac de bivouac qui permet au grand dam de mes genoux, d’emporter une bonne quantité de matériel. Et j’ai ainsi toujours le dilemme de choisir au plus utile, les objectifs photos que je serai le plus susceptible d’utiliser. Mais ici mon gros téléobjectif malgré son poids, était incontournable. En effet nous espérons croiser les joyaux de la faune alpine.

    Donc sur la balance, les 20 kg sont discrètement franchis et mon fils me complémente en s’octroyant 4 kg de chargement. Mais quand on aime on essaie de ne pas compter !

     

    Le jour J est arrivé, nous prenons la route de Cluses, Marnaz, le Mont-Saxonnex, puis Morsullaz et le parking du Bété.

    Il est 15h, nous préparons notre paquetage sous une chaleur écrasante. Le sentier débute dans une forêt peu dense, mais qui nous apporte un peu de fraîcheur bienvenue. Mon fils est remonté comme une horloge et file comme un chamois.

     

    Lac Bénit

     

    La montée est très agréable, le sentier forestier devient vite clairsemé et se rapproche assez vite des pâturages. Dans les trouées on aperçoit le Pic du Marcelly et les montagnes du Faucigny.

     

    Lac Bénit

     

    Puis nous arrivons bientôt face à l’imposante falaise du Bargy au pied duquel se trouve notre lac. Nous y retrouvons une des curiosités géologiques de cette montagne, deux grandes cavités symétriques qui nous regardent, les Yeux de la Chouette. Cette falaise compte de nombreuses voies d’escalade assez engagées.

     

    Lac Bénit

     

    Le lac n’est plus très loin. Le faible dénivelé et son accès facile favorisent un afflux touristique important. Nous décidons de le contourner par un petit sentier forestier qui le borde. Des hordes de têtards énervés s’agitent sur les bords du plan d’eau.

    Sur l’autre berge, un chalet-refuge fournit un point de ravitaillement pour les visiteurs.

    A l’extrémité du lac, un éboulis rocheux recouvert tardivement au printemps par un névé, dévoile un couloir minéral impressionnant. En haut de ce passage se trouve le col de l’Encrenaz, la porte des cimes du Bargy.

     

    Nous décidons de nous engager sur ce sentier qui silionne les blocs de rocher. Après quelques lacets, je repère un promontoire au pied d’une falaise. Le coin est très caillouteux mais assez plat. Il est un peu à l’écart de la foule et me semble parfait pour notre quête de tranquillité. Cependant le relief du sol parsemé de cailloux plus ou moins gros, m’inquiète un peu, je crains que le confort du couchage soit très relatif, mais on verra bien. Je monte la tente et nous profitons de ce beau panorama.

     

    Lac Bénit

    La journée s’étire et il nous prend l’envie de grimper un peu sur le sentier de l’Encrenaz, qui s’élève rapidement dans un dédale de rochers. Il est assez fatiguant de gravir, mais l’ascension sans nos sacs à dos nous paraît de suite, plus agréable.

    Après une bonne montée nous croisons des randonneurs qui venaient du versant opposé du Bargy. Mon fils ne tarde pas à leur demander s’ils ont vu des animaux, nos visiteurs nous informent avoir aperçu des Gypaètes barbus. Rapidement, je vois les yeux de mon fils briller. Ce bel oiseau faisait secrètement partie des animaux que nous rêvions de voir.

    Nous continuons à gravir quelques dizaines de mètres de dénivelé. Et soudain, un moment éphémère mais merveilleux. Un vol de 3 gypaètes, 2 adultes et un plus jeune, survolent les falaises qui nous surplombent. Le corps jaune orangé des adultes et leurs ailes foncées, ainsi que la forme de sa queue longue et renflée en bout ne laisse aucun doute sur l’identification. Quel bonheur d’observer ce bel animal. Mon fils est comme un fou. Il se passionne depuis quelques temps pour les rapaces, et celui-là occupe une place de choix dans son cœur. Il l’observe pour la première fois.

    N’ayant pas emporté mon appareil lors de cette escapade, je ne garde de cette rencontre que le superbe instant que mes yeux m’ont permis d’observer.

    Nous regagnons notre campement avec la banane suite à cette observation.Puis nous préparons notre dîner.

    Lac Bénit - le campement

     

    Je fais chauffer de l’eau et la bonne soupe de pâtes à la tomate chaude et salvatrice, est la bienvenue.Je profite encore de quelques belles lueurs sous les couleurs pastelles du soir, alors que mon fils s’est déjà engouffré dans son sac de couchage.J’ai prévu un réveil très matinal, aussi je ne tarde pas à profiter du repos mérité.

     

    Lac Bénit

     

     

    Lac Bénit

     

    4h15, le réveil me sort de mes rêves, tel un ressort j’enfile mes habits et mes chaussures. Je me hisse discrètement hors de la tente et admire un ciel nuageux à souhait. J’imagine déjà son potentiel photographique.

    Je cherche un point de vue remarquable mais notre position n’est pas idéale. Je trouve tout de même, quelques compostions intéressantes et profite des couleurs qui deviennent flamboyantes.

     

    Lac Bénit

     

    J’adore ces quelques minutes éphémères précédant le lever du soleil ou il faut être prêt à immortaliser ces lumières magiques. En une poignée de secondes, pour peu que des nuages d’altitude apportent de belles textures au ciel, les lumières du soleil encore sous la ligne d’horizon, leur donnent des teintes roses, oranges, jaunes, spectaculaires. Dans ces moments, une euphorie s’empare de moi.

     

    Lac Bénit

     

    Mon fils me rejoint et il profite de ce beau spectacle. Et quoi de mieux que te de partager avec lui, ce moment fantastique.

     

    Après avoir pris notre petit déjeuné, nous remontons sur le sentier escarpé de l’Encrenaz, dans l’espoir d’y revoir les gypaètes. Mais notre quête restera infructueuse. Alors, nous en profitons pour apprécier la vue surplombante sur le lac et la vallée.

     

    Lac Bénit

     

    Finalement de retour près de notre tente, nous en profitons pour s’immiscer dans l’intimité des belles fleurs de montagnes, telles que ces petites et discrètes grassettes.

     

    grassette

     

    Puis ce sont des fidèles soldanelles, fines et délicates qui m’offrent leur douceur.

    Soldanelles

     

    Et plein d'autres toutes aussi belles

    Primevère

    bourdon

     

    Nous remarquons également que les névés qui persistait le long de la falaise, offrait un jeu de texture hallucinant, de quoi ravir et dévoiler notre vision artistique.

     

    névé

     

    névé

     

    Il est temps de ranger notre tente et de quitter ce bel endroit qui malgré les craintes du sol caillouteux, n’a occasionné aucun souci à nos matelas de couchage, le confort était au rendez-vous !
    Midi approche et nous montons sur la colline qui surplombe l’autre bout du lac.

     

    Lac Bénit

     

    Après un dernier regard sur cet endroit que j’ai de nombreuses fois visité, nous reprenons le chemin de la descente. Aux portes des Aravis le secteur du lac Bénit accessible mais discret, offre une très belle fenêtre sur les Alpes. Je ne me lasse jamais d’y revenir.

     


    votre commentaire
  • Le réveil du Felletin

     

    Ardèche – Mont du Pilat

     

    20 Mai 2018

     

    Le Mont Felletin ou aussi appelé le Grand Felletin.

    Un belvédère somptueux à la frontière entre l’Ardèche et la Haute-Loire, qui possède tout le charme d’un paysage montagnard boisé et offre une vue panoramique des monts du Pilat vers la chaîne des Alpes, du Mont Blanc, jusqu’aux Ecrins.

    J’étais déjà venu faire des photos dans le secteur, mais quand Damien, mon fidèle compère, me propose d’aller bivouaquer là-haut, je dis GO !

     

    Tout le matériel est préparé, une bonne opportunité de tester ma nouvelle tente de bivouac.

    Le programme est bien excitant. Après le repas familial, nous chargeons tout notre attirail dans le 4x4 et prenons la route, direction Riotord. La soirée promet d’être bien sympa.

    A nous le petit chemin sauvage qui s’enfonce dans la forêt.

    Après une montée nocturne jusqu’au Grand Felletin, nous posons notre tente. Pour Damien c’est l’occasion de tester son hamac prêt pour un bon trip « survie ».

    Dans l’esprit d’améliorer nos compétences en autonomie, mon compère entreprend de faire un feu avec les moyens du bord. Il nous faut trouver du bois… sec ! Puis enflammer les brindilles grâce à une pierre à étincelle. L’opération est fastidieuse et loin d’être gagnée. Après plusieurs tentatives, nous arrivons enfin à produire le feu tant attendu.

     

    La soirée

                      -  Photo : Damien Hubert -

     

    On sort les tasses pour boire une bonne tisane, il fallait bien profiter de notre feu. La soirée se prolonge autour de ce feu, on rigole, on raconte des histoires de rando, de survie et de photos.

    Mais il se fait tard, alors nous éteignons notre feu, et nous regagnons nos antres respectifs.

    Le réveil sera matinal pour accueillir le soleil comme il se doit. Il est vrai que ma dernière visite au Grand Felletin s’est soldée par un brouillard tenace qui n’a pas été très coopératif.

     

    En ce mois de Mai, le jour se lève tôt, environ vers 6 heures. Cependant, j’ai maintenant une certaine habitude qui s’est installée pour n’avoir dans ces situations, aucun problème à m’extirper du sac de couchage.

    L’ambiance est fraîche et le temps est splendide. J’aurai presque espéré un ciel un peu plus chargé et une ambiance puissante au levant, mais ne faisons pas la fine bouche.

    Je profite de l’heure bleue qui est terrible. Le sommet du Grand Felletin surplombe un magnifique chirat, un éboulis rocheux qui se perd dans la forêt en contrebas. Ces curieuses formations géologiques se sont formées lors de la dernière période glaciaire du quaternaire, résultant de l’éclatement du gneiss sous l’effet du froid.

    Les blocs scintillent dans la lumière bleutée du jour qui se lève. Quelques nuages embellissent le ciel. J’aime particulièrement cette ambiance froide de l’heure bleue qui nous offre souvent des couleurs de ciel pastelles somptueuses. Cette froideur des teintes recouvre tout le décor. Elle sublime particulièrement les paysages rocheux ou enneigés en hiver.

    Ici, les blocs de pierre captent bien la teinte de l’aube.

    Le ciel s’illumine pour accueillir l’astre. Une lumière vive, digne d’une explosion nucléaire. J’aime bien cette composition.

     

    Le réveil du Felletin

     

     

    Mon acolyte me rejoint et nous admirons ces minutes qui révèlent tout l’intérêt du lieu.

    Une poignée de minutes plus tard, le soleil apparaît enfin et embelli la scène, chassant les teintes froides pour installer les reflets chauds de l’heure dorée. Cette période éphémère ou les ombres sont chaudes et douces, les reflets dorés. Puis la température se réchauffe sous l’effet du soleil que l’on capture souvent en forme d’étoile dans nos scènes.

     

    Le réveil du Felletin

     

    Le soleil pénètre doucement dans la forêt et éclairent notre campement. Nous profitons encore un peu des senteurs de la forêt.

     

    Le campement

     

    Mais il nous faut plier nos tentes, ranger nos affaires et prendre la route du retour.

    Ce fut une parfaite première expérience avec ma nouvelle tente et me laisse une grosse envie de réitérer l’aventure.

    Le Grand Felletin a tenu ses promesses et nous a offert un très beau lever de soleil. Encore une sortie bien réussie.

     

     


    votre commentaire