• Gypaètes et montagnes de Sixt

    Gypaète et montagnes de Sixt
     

    Salvagny (Sixt) – Haute-Savoie
     

    19 Avril et 5 mai 2019

      

    La réintroduction du Gypaète barbu dans nos régions est une entreprise merveilleuse. Cet animal me fascine depuis qu’au détour d’une pente de neige vierge dans le secteur du désert de Platé, j’avais été survolé par ce magnifique oiseau, il y a une bonne vingtaine d’années.
    Depuis je ne cesse de rêver à le contempler à nouveau.

    Mon fils qui se passionne pour les oiseaux, lui a laissé une place de choix dans les espèces qu’il affectionne. Il a eu l’opportunité de discuter avec des personnes de l’association Aster qui font un travail remarquable pour la défense de l’environnement dans la réserve de Sixt-Passy.
    Il a appris entre autres qu’un nid de Gypaète était observable depuis le petit village de Salvagny, au-dessus de Sixt.

    C’est pour cela que nous avons pris l’habitude de faire une petite visite quasi-hebdomadaire avec nos jumelles et longues vues afin de tenter d’observer le rapace. De plus, cette année, un jeune est né dans ce nid et nous avons eu le plaisir de l’apercevoir, ce jeune gypaeton s’envolera avec succès le 8 juillet.

    Ce matin-là, des volutes de nuages entourent la pointe de Sales et le collet d’Anterne. Entre deux observations, je profite du spectacle pour saisir quelques images sympathiques.

    Pointe de Sales

     

    L’œil rivé à la falaise, nous regardons le nid du gypaète, en espérant voir le retour d’un adulte. Les parents du poussin se relaient pour lui ramener de la nourriture. Le gypaète barbu est l’animal qui possède les sucs gastriques les plus agressifs. Cela lui permet de digérer sans souci les os d’animaux morts qu’il trouve, en particulier, pour en exploiter la moelle et bénéficier des protéines.
    Il arrive qu’il propose à son poussin, de la chaire ou des tendons afin de favoriser sa croissance rapide.
    Il faut savoir que la femelle gypaète pond ses œufs en janvier ou février, et l’éclosion coïncidera avec la fonte des neiges. Ainsi, les parents trouveront plus facilement des animaux morts durant l’hiver, pour le nourrir. Le jeune gypaète prendra son envol au début de l’été.

    Le nid bien en vue, nous distinguons un locataire. Il s’agit du gypaéton. Nous avons même la chance de profiter de la puissante longue vue d’un ornithologue qui se trouvait là. On jubile de bonheur. Observer ce jeune oiseau nous invite dans son intimité mais sans le déranger, il nous dévoile son histoire.

     

    Nid de Gypaète

     

    Voilà de nombreuses minutes que nous scrutons le ciel, nous connaissons désormais les couleurs de chaque pan de falaise, chaque aspérité, à force de laisser nos yeux balayer le secteur.

    Une crête de sapins surplombe une face verticale de presque 600 mètres. Les volutes de nuage dansent sur les hautes cimes, rien ne semble bouger. Soudain, une silhouette énorme débouche de la crête. Pas de doute, un parent revient au nid. 2 m 80 d’envergure, une taille impressionnante, une grâce sans pareil, le voilà rasant la falaise avec une précision remarquable, et en un battement d’aile, il s’arrête sur le nid. En général les deux parents se relaient pour assurer la subsistance. Mais leur absence peut durer plusieurs heures. Nous savourons l’instant avant que l’adulte ne reprenne son envol. 

    Gypaète barbu

     

    Ce lieu magique nous à également abreuvé de belles images, comme notamment cet aigle qui planait sur les cimes des Fiz

    Aigle royal

     

    Le spectacle est entier, et après ces belles émotions, nous montons jusqu’à la cascade du rouget. Un des plus somptueux panoramas naturels de Haute-Savoie. Une chute d’eau de plusieurs dizaines de mètres qui déverse une masse d’eau impressionnante sur deux étages. Au printemps, cette cascade est impressionnante, les embruns garantissent une douche fraîche à tous les curieux un peu trop enthousiastes et s’approchant trop près du bassin principal au pied de la reine.
    Du reste, souvent la petite route qui passe en contrebas est déjà arrosée.

    La cascade offre un large éventail artistique et nous permet de la photographier sous une multitude d’angles différents.

    Cascade du Rouget

    Cascade du Rouget

     

    Nous sommes même revenus quelques semaines plus tard, en mai, avec un changement radical de décor. Après une ambiance printanière, c’est une dernière révérence de l’hiver qui nous plonge dans une ambiance froide et neigeuse.

    Cascade du Rouget

     

    Et ce jour-là, nous avons fini notre balade dans le petit village de Sixt qui s’éveillait doucement. Un discret manteau blanc recouvrait la végétation, et le spectacle d’un dégradé dé-saturé rejoignant un vert presque fluorescent.

    Sixt

    Sixt

    Sixt

      

    Des gypaètes, des cascades, et nous n’avons pas encore parlé des paysages qui chapeautent ces endroits, notamment du Lac d’Anterne, mais cela fera l’objet d’une autre balade tout prochainement. 

     

     


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