• 17 Juillet 2017

    Le calme du Reculet  (46.257073, 5.929466)
     

    J’aime ces randonnées en solo. Elles me permettent de profiter pleinement de la marche en me vidant l’esprit. Le Jura est très propice à cela. Les monts et les collines s’étendent sur l’horizon et inspirent la tranquillité.

    Ce soir-là j’avais envie de gouter à ces sensations. Je les connais bien et pourtant, rares sont les occasions d’effectuer ce genre de sortie.

    Je quitte la voiture sur le parking du Tiocan. Le chemin est assez escarpé dès le départ. Nous pénétrons dans la réserve naturelle de la haute chaine du Jura. La monté se fait dans la forêt dense des flancs jurassiens. Ceci permet de bénéficier d’une relative fraicheur durant ces chaudes soirées d’été.

    Après quelques dizaines de minutes, un premier replat, la Croisée à 1190m. Deux sentiers s’offrent à nous, j’aime bien monter par le creux de Narderan. Le sentier devient plus minéral et sort un peu de la végétation. Arrivé à la frontière des arbres, le creux de Narderan nous fait face. Un peu sur la gauche, le chalet de Narderan possède une partie toujours ouverte au public pour faire une halte.

    Je continue ma route sur le sentier qui traverse et s’élève dans ce magnifique creux. A cette heure de fin d’après-midi, les chamois ont déjà investi la partie droite sous les grandes falaises.

     

    chamois

     

     

    Ce versant est très particulier. La pente abrupte est surplombée par des falaises très impressionnantes. L’accès y est interdit car très exposé aux chutes de pierres.

    Reculet

     

    Le chemin monte de plus en plus raide jusqu’à rejoindre les falaises en voute.
    Je passe un ressaut et la pente devient plus douce et fait place aux pâturages qui font le bonheur des troupeaux de vaches.

     

     

     

    La croix du Reculet est en vue, ouvrage de fer réalisée par les forgerons de Thoiry en 1892 pour renforcer le symbole du catholicisme face au protestantisme, durant cette période en proie à de nombreux conflits. Encore quelques centaines de mètres et nous voilà arrivés.

    À 1718m il s’agit du deuxième plus haut sommet du Jura, après le crêt de la neige, qui le dépasse d’une poignée de décimètres.

    La vue y est merveilleuse. Je décide de continuer en contrebas afin d’être plongé dans l’ambiance de cette montagne.

     

    Reculet

     

     

    Reculet

     

    Devant mois, les collines du Jura au soleil couchant, le son des clarines, l’herbe rase, les gentianes jaunes et une multitude de fleurs me comblent de joie.

    J’en profite pour capturer quelques fleurs dans un décor féerique afin d’enrichir ma série florale.

     

     

    Reculet

     

    Une discrète et belle Epiactis rouge brun

     

    Nigritelle

    L’Orchis vanillé ou aussi appelé Nigritelle noire, aux senteurs envoûtantes.

     

    Campanule

     Et de belles et chaudes lumières soulignant les teintes d’une campanule agglomérée.

     

     

    Je peux monter 100 fois dans ces lieux et toujours m’émerveiller devant ce havre de tranquillité.

    Reculet

    Le soleil laissait s’installer le crépuscule qui signait la fin de la sortie. Je repris le chemin de la descente, à la frontale bien sûr, ressourcé et heureux.

     

     

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  • 15 Juillet 2017

     

    Rando au Pic du Marcelly   (46.128314, 6.575487)

     

    Je ne compte plus le nombre de fois que je suis monté au Pic du Marcelly. Une randonnée assez accessible de la montagne qui surplombait mon enfance. Je l’ai admirée sous la neige, dans les nuages, dans la chaleur de l’été, dans son écrin automnal, avec ces falaises abruptes, dominatrices de la vallée du Giffre.

     

    Pic du Marcelly

     

    Mais ce jour-là, nous emmenons mon fils du haut de ces 10 ans, le gravir pour la première fois.
    La promenade se voulait avant tout une balade familiale, agréable, juste pour profiter de la randonnée.

    Nous avons décidé de débuter notre ascension par la crête du Planey, sur les hauteurs du Praz-de-Lys.
    Le sentier nous impose un dénivelé assez soutenu dès le départ. Nous longeons la piste de ski du Planey.
    Puis arrivés sur les hauteurs du Planey la vue est splendide. Au loin la pointe de Chalune, le Roc d’enfer, la pointe d’Uble et de l’autre côté la vallée du Giffre.

    Pic du Marcelly


    La crête est toujours impressionnante avec ses pentes herbeuses dont la raideur n’excite que quelques téméraires chamois.

    Pic du Marcelly

    Le sentier longe  cette arrête jusqu’au sommet.

    Un lys Martagon nous honore de sa présence.

     

    Pic du Marcelly

     

    La bonne humeur nous accompagne tout au long de la balade.

    Arrivé presque au sommet, nous décidons de le contourner pour aller chercher un peu de difficulté.
    Le Pas de l’âne nous offre un passage un peu aérien. Le câble qui équipe la voie nous donne un petit coup de pouce. J’avais pour l’occasion pris une corde pour assurer mon apprenti montagnard !

    Quelques mètres et nous voici au sommet. La croix jaune d’une dizaine de mètres trône à la cime. Cette croix emblématique que l’on distingue si bien de la vallée semble immense.

    Une petite pause au sommet, quelques clichés de ce magnifique panorama à 360 degrés. Les Aravis, la chaîne du Bargy, le plateau lémanique, au loin le Jura, les sommets du Chablais, les pointes de Chavasse, Chalune, Uble sureveillées par le Roc d’Enfer, suivis des montagnes des Gets, puis le Buet, et la chaîne du Mont Blanc.

    Il est impossible de se lasser de ce décor.

    Pic du Marcelly

     

    Pic du Marcelly

     

    Nous, entamons la descente, accompagnés par cette belle sensation mêlant excitation et tranquillité dont la montagne sait tellement nous gratifier.

     

     

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  • 17 Juin 2017

     

    Haute vallée de l’Ubaye – Un stage au Paradis   (44.562194, 6.888936)

     

    J’ai toujours eu une grande attirance pour les sommets, comme un besoin vital d’arpenter les sentiers de montagne. A mes débuts en photographie, je suis naturellement tombé assez vite sur les images de Fabien Dal Vecchio. Une figure incontournable dans l’expression des scènes alpines. J’ai eu une première occasion de le rencontrer lors d’une exposition. Nous avons échangé quelques anecdotes  alpines et discuter de ses projets de stage en montagne. Je suis ainsi resté à l’affut d’opportunités  très prometteuses. Alors lorsque j’ai appris l’arrivée de ses workshops dans la vallée de l’Ubaye, j’ai sauté sur l’occasion.

    Me voici donc en route vers Barcelonnette. Après un accueil aux petits oignons chez les parents de notre organisateur qui nous permit de faire connaissance avec tous les photographes et bien sûr avec Claude Gouron, le co-organisateur du stage. Nous avons passé une soirée mémorable.

    Nous chargeons au petit matin notre matériel dans la camionnette et partons vers la haute vallée de l’Ubaye au-delà du petit village de Maljasset.

    De là nous répartissons nos affaires sur de généreux porteurs à quatre pattes, deux ânes adorables.

     

    Ubaye

     

     

    Puis nous partons à l’assaut des sommets.

    Le chemin s’élève en traversant une forêt de mélèzes et de conifères, puis laisse paraitre les pâturages préalpins. Chacun est émerveillé par tant de beauté. Une vallée qui m’est inconnue et pourtant si familière.

     

    Ubaye

     

     

    Notre sentier rencontre la Croix du Passour, l’occasion pour une petite halte et aussi le moment de laisser nos appareils photo s’exprimer dans ce beau lieu. J’en profite justement pour capturer l’esthétique de jeunes joubarbes.

     

    Ubaye

     

     

    Nous reprenons la route qui longe un torrent et serpente dans cette belle vallée. Les premiers cris de marmottes raisonnent entre les parois verticales. Au loin le passage d’un rapace, probablement un aigle royale selon nos spécialistes locaux.

    Le soleil brille et l’ambiance est parfaite. Nous profitons de nous ravitailler, et bien sûr de prendre quelques clichés !

    La suite de notre monter nous emmène vers le premier petit lac. En route, nous arrivons sur une terrasse, et ne pouvons qu’admirer l’aiguille Pierre André et l’aiguille large. Ces deux magnifiques sommets se reflétant dans une petite zone  marécageuse de névé. De quoi s’amuser avec les reflets.

     

    Ubaye

     

    Le chemin se poursuit et l’environnement se fait plus minéral. Devant nous la pointe basse de Mary à plus de 3100m d’altitude, imposante et majestueuse. Le dénivelé commence à se faire sentir surtout, que mon sac qui comme d’habitude n’est pas léger. Je ne peux me résoudre à laisser mes objectifs au placard. C’est toujours un casse-tête pour moi et surtout une torture de devoir faire un choix sur le matériel que j’emporte. Mais là, pas le choix, il fallait se limiter, je n’avais que 13kg sur le dos !

    Nous arrivons aux lacs de Tuissier. Une belle étendue d’eau dans laquelle vient plonger les névés encore bien présent. L’eau cristalline héberge pourtant une vie impressionnante. Nous y trouvons même quelques têtards de grenouilles rousses, selon les informations avisées de notre accompagnatrice Chantal. Quelques-uns d’entre nous grimpent sur le pierrier qui surplombe le lac, la vue est surprenante, l’arête en son sommet l’est encore plus, mais ce paysage de roche et de neige a quelque chose d’envoutant. La végétation rase, mais néanmoins bien présente laisse apparaitre çà et là de très belles fleurs de haute altitude dont Claude nous dévoile jusqu’au nom latin. Nous nous sentons tous comme à la maison, épanouis d’être là-haut.

    L’heure avance et nous avons encore de la distance à parcourir. Nous remettons les sacs sur le dos et entamons une traversée assez fatigante qui nous amènera sur notre lieu de bivouac.

    En chemin, les marmottes nous accompagnent, peu farouches, elles sortent de leur hibernation. Les sentinelles sont perchées sur un promontoire et sont prêtes à avertir leurs congénères qui jouent et vaquent à d’autres occupations.

    Avant d’atteindre le replat, nous traversons un dédale de pierres disposées de manière très surprenante. Une géologie différente, très veinée, parfois dressée à la verticale. Un bien bel endroit qui héberge quelques belles anémones pulsatiles. Toutes velues et toutes douces, bercées par le vent, baignées par le soleil de fin d’après-midi, elles me plongent dans ce monde rude et pure.

    Ubaye

     

    Nous retrouvons tout le monde. Nos accompagnateurs arrivés sur les lieux avec les ânes avaient déjà monté les tentes. Un service cinq étoiles. Et clou de la soirée, une petite raclette allait couronner le repas. Ce fut un excellent moment de convivialité et de franches rigolades. Mais voilà que le soleil s’approchait de l’horizon. Branle-bas de combat ! L’escadron de passionnés allait faire crépiter les boîtiers. Histoire de bien entamer la digestion, un petit chemin nous emmenait vers les lacs du Roure et là, le spectacle s’annonçait grandiose. Des passages nuageux juste comme il fallait venaient pigmenter la scène.

    Ubaye

    Ubaye

    Ubaye

    Ubaye

    Ubaye

     

    Les clichés s’emmagasinaient sur les cartes mémoires. Un reflet rougeâtre sur le lac, un sommet qui s’embrasait, un starburst du soleil qui se cachait entre les nuages, un névé qui prenait des couleurs de feu, puis l’heure bleue qui finissait notre expérience en apothéose. Une vraie symbiose, nous nous sentions si bien là-haut, on ressentait tous cette excitation, le moment où tout nous émerveille, la lumière est si belle, les scènes tellement évidentes, que l’invitation à immortaliser l’instant était inévitable. Nous voulions tous tirer la quintessence de ce paysage.

    Nous finissons par redescendre à la frontale, tels les sept nains qui rentrent du boulot.

    Arrivé au camp, nous allons rapidement nous coucher car la nuit va être courte. Réveil à 5 heures pour les plus courageux afin d’aller cueillir les premiers rayons du soleil.

    J’étais même réveillé un peu avant les autres. L’ambiance est fraiche en cette mi-juin, à 2500m d’altitude.

    Quelques courageux s’engagent sur la monté que nous avions prise la veille. Je monte avec Fabien sur le plus haut des lacs du Roure. L’ambiance froide de l’aube est mordante, mais l’endroit est somptueux. Les névés plongent de part et d’autre, dans les eaux du lacs. Le contraste entre les rochers et la neiges vieillies est saisissant. Surplombant l’endroit, l’aiguille de Chambeyron est prête à recueillir les premiers rayons de l’astre.

    Un super moment de partage avec mon coach qui est en quête de la même chose que moi. De cette sensation de bien-être ultime que l’on puise là-haut, au sommet des cimes. Cette force que nous transmet la montagne.

    Ubaye

     

    Après avoir choisi un angle de vue qui me parait intéressant et met en valeur les sommets, la lumière tant attendu fit son arrivée. Les crêtes des aiguilles commencent à s’embraser. Un moment unique et éphémère qui ne laisse guère de temps à la réflexion. Il faut être prêt à saisir l’instant. Le ciel est malheureusement pure, pas un nuage pour apporter de la richesse et de la matière, mais qu’importe, les teintes sont belles. Elles se reflètent sur la surface du lac. A ce moment précis, on sait pourquoi on s’est levé tôt et que le confort concédé valait bien tout ça.

    Tous les sommets voisins, sont sortis de leur torpeur. Nous en profitons pour les immortaliser encore et encore. Pris par la frénésie de rapporter le souvenir de toutes ces pointes et dalles de granite.

    Un ruisseau de névé qui rejoignait fougueusement la vallée m’incita à une petite pose longue avec un panorama à couper le souffle.

     

    Ubaye

     

    Le soleil commence à réchauffer l’atmosphère et nous motive à aller retrouver le reste du groupe pour un petit déj d’altitude. Le café réchauffait les âmes et déjà nous partageons nos prises du matin.

    Plus tard, chacun cherche à capturer quelques clichés, ou simplement profiter du lieu. Pour ma part nous partons avec Claude chercher le détail. Le petit sujet que l’on ne remarque pas au premier passage, ou alors les œuvres façonnées par la nature elle-même.

    C’est tantôt une soldanelle qui brille au soleil, s’épanouissant non loin du petit ruisseau formé par la fonte du névé.

     

    Ubaye

     

    Les rhododendrons se cachant derrière les rochers, forment des tableaux à eux-seuls. Tels des arbres en deux dimensions.

    Je n’avais jamais vu cette façon de pousser, comme un moyen de se protéger de la rigueur du climat à cette altitude.

     

    Ubaye

     

    Une toile, tendue entre deux rochers comme un piège imparable pour capturer l’insouciant petit insecte volant  qui par mégarde aurait choisi ce passage. La consciencieuse épaire aussi concentrée sur la régularité de sa toile, qu’impatiente de rapporter son déjeuner, se laissait facilement photographier grâce à son immobilité parfaite.

     

    Ubaye

     

    De beaux moments, où je prends une fois de plus conscience que de belles photos peuvent être faites facilement, juste là, devant nous. La proxiphoto offre souvent de belles opportunités de mettre en valeur son environnement proche.

     

    Il est l’heure de refaire notre paquetage, et de prendre congé de nos ânes et de leurs maîtres.

    Notre destination : les lacs supérieurs de Marinet.

    Nous devons redescendre pour mieux remonter. Nous empruntons un bout, le vallon de Mary, un bel endroit, encerclé par les dalles de granite. Un petit ruisseau serpente au milieu d’une prairie presque fluorescente, son eau cristalline révèle la couleur verte parfois rose des cailloux rappelant qu’ici était prélevé dans le passé, du marbre, le marbre vert de Maurin.

     

    Ubaye

     

    La monté est assez éprouvante, le chemin nous fait avaler un dénivelé important. La marche de la veille se fait sentir dans les mollets.

    Nous arrivons au bord du lac qui possède également une eau d’une transparence impressionnante. Quelques bancs de glace flottent à sa surface. Nous faisons notre halte déjeuner ici.

     

    Ubaye

     

    Certains veulent profiter du soleil et de prendre un peu de repos. Les autres dont je fais partie, décidons de grimper un peu plus haut, pour admirer une vue surplombante sur les 2 côtés de la montagne, un spectacle grandiose. Je suis toujours stupéfait de voir des plantes pousser ici, fouettées par le vent et la neige, au milieu d’un univers très minéral, mais poussant tranquillement, j’ai envie de dire, avec une certaine insolence.

     

    Puis l’heure de la grande descente approche. Déjà nostalgique de ces merveilleux endroits que nous avons visités.

    Les marmottes nous accompagnent toujours, nous avons même pu assister au travail de terrassement que l’une d’elles avait entrepris.

    Ubaye

     

     

    Les kilomètres s’enchaînent et nous retrouvons la végétation de conifère, un soulagement d’arrivée en bas, mais un pincement en laissant notre regard se retourner pour admirer encore une fois les sommets.

    Nous retrouvons notre minibus qui nous ramène au village de Maljasset où nous allons passer la nuit.

    Un très charmant petit gite dans lequel le tenancier nous concocte un repas traditionnel, revigorant et tellement authentique. S’ensuit une soirée critique et développement photo. Mais la fatigue a raison de nous.

    Ubaye

     

    Le lendemain, nous nous offrons une ballade autour du village. Promenade le long de l’Ubaye, qui ici crache déjà ses eaux tumultueuses. Nos organisateurs nous racontent plein d’histoires qui façonnent cette vallée.

     

    Un dernier repas dans une table d’hôte très accueillante puis la fin du week-end approche.

    Ce fut trois jours fantastiques, empreint de bonne humeur, de rigolade, de partage, de rencontre.

    Je ne remercierai jamais assez Claude et Fabien pour cette expérience inoubliable.

     

     

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  • 3 juin 2017

     

    Parmi la faune alpine – Parc de Merlet  (45.908169, 6.821503)

     

    Devenue un balade presque habituelle tant le lieu est magnifiquement situé et la promenade est agréable. C’est un havre de paix pour la faune alpine.

    Je suis habituellement peu attiré par les zoos et parcs animaliers, car trop souvent le bien-être animal est peu perceptible. Je ne vois que trop souvent dans ces zoos, des enclos exigus, des animaux tristes et passifs, des tonnes de spectateurs violant la quiétude de ces locataires. Une bête sauvage doit pouvoir s’épanouir dans un vaste environnement, et j’ai besoin de les savoir serins pour apprécier les observer.

     - Photo :  Martin Jeanmonod -

    Parc de Merlet

     

    Ici, l’ambiance est parfaite. Surplombant le village des Houches, non loin de Chamonix, à 1500 mètres d’altitude et sur 21 hectares, environ 80 animaux s’épanouissent dans une ambiance montagnarde. Plusieurs sentiers traversent le parc et permettent d’aller à la rencontre des animaux. Bouquetins, chamois, mouflons, marmottes, daims, lamas ou encore cerfs Sika vivent et partagent les différents espaces du parc. Il est assez aisé d’admirer les animaux tout en respectant leurs paisibles activités.

     

    Parc de Merlet

     

    J’ai donc beaucoup de plaisir d’emmener ma petite famille dans cet endroit.

    Après avoir passé les grilles du parc, la cabane où l’on achète les tickets, et avoir discuté quelques minutes avec le personnel du parc toujours passionné et passionnant, nous commençons la promenade.

    Plusieurs itinéraires sont possibles, de longueur et dénivelé différents. Nous avons décidé ce jour-là, d’emprunter le sentier qui grimpe sur le haut du parc.

    Les lamas nous accueillent, grosse toison laineuse, l’air faussement hautin, ils sont là comme les gardiens du parc.

    Parc de Merlet

     

    Ensuite quelques jeunes bouquetins jouent aux équilibristes !

    Le sentier nous emmène dans une forêt d’épicéas clairsemée. Chamois, daims, cerfs Sika se partagent ces lieux, tantôt broutant quelques brins d’herbe, tantôt faisant une petite sieste à l’ombre des conifères.

     

    Parc de Merlet

    Parc de Merlet

    Parc de Merlet

    Parc de Merlet

     

    Le chemin redescend vers l’altiport, une grande étendue de gazon alpin qui servait autrefois à accueillir les aéroplanes. Aujourd’hui ce pâturage fait le bonheur des chamois, petits et grands profitent des jeunes poussent d’herbe tendres.

     

    Parc de Merlet

     

    En bordure de ce sentier, se dresse un grand talus rocailleux dans lequel quelques marmottes jouent, se prélassent au soleil et creusent leurs terriers caractéristiques des grandes pentes pierreuses alpines.

    Non loin de là, quelques bouquetins, de grands mâles aux cornes qui forcent le respect, trônent sur de gros blocs de granite. Ils restent là statiques, comme fiers d’être les héros photogéniques du jour.

    Parc de Merlet

     

    Un chemin bordant une grande falaise rocheuse, nous fait pénétrer dans l’antre des mouflons, quelques beaux spécimens sont souvent juchés sur les rochers, gardant la pose avec parfois un rayon de soleil illuminant leur pelage roux.

    Parc de Merlet

     

    La promenade s’achève vers un magasin souvenir et un petit restaurant qui propose quelques spécialités traditionnelles bien sympathiques telles que les boîtes chaudes, fromage fondu onctueux avec charcuterie, ou encore les assiettes montagnardes. Tout cela servit face à la chaine du Mont Blanc.

     

    Parc de Merlet

    Parc de Merlet

     

    Outre le fait d’observer des animaux alpins paisiblement installés dans un grand et beau parc, les balades sont superbes, le panorama est génial et le cadre est idyllique.

    Ce parc offre une opportunité extraordinaire de réaliser des clichés de grande qualité. Certes, quelques puristes diront que photographier des animaux sauvages se mérite et qu’il faut respecter toutes les démarches naturalistes et animalières, ici on nous sert les animaux sur un plateau ! Mais que de belles occasions de parfaire sa touche artistique sans passer des jours d’analyse, de recherche et d’affut. Autant d’expérience qui nous préparerons à mieux appréhender les vraies sorties animalières.

     

    Parc de Merlet

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  • 27 Mai 2017

     

    Les pertes de la Valserine  (46.114081, 5.826224)

     

    En ce samedi matin, avec quelques amis du club photo, nous devions nous retrouver à Bellegarde sur le parking de la promenade des pertes de la Valserine.

    Après un rendez-vous un peu aléatoire lié à la présence de plusieurs parkings pour cette balade, nous nous retrouvions tous et partîmes pour une promenade photo le long de cette belle rivière qu’est la Valserine.

    Elle prend sa source tout en haut de la vallée portant son nom, derrière le Jura, en contre-bas de la Greffiere. Elle serpente dans cette vallée et trace la frontière entre les départements de l’Ain et du Jura.

    Elle traverse les villages de Mijoux, Lélex, Chézery avant de former une quarantaine de kilomètres en aval, des gorges portant le nom de Pertes de la Valserine, pour enfin se jeter dans le Rhône à la sortie de Bellegarde.

    Sur ses derniers kilomètres, la rivière sillonne dans l’étroit passage de la ville de Bellegarde. La géologie de l’endroit lui a offert de quoi creuser son lit dans des gorges humides et dans lesquelles la lumière peine à arriver.

     

    Pertes de la Valserine

     

    La rivière est parfois fougueuse, cherchant brutalement son chemin au travers des rochers, parfois douce et clame, formant des bassins d'une eau d'un vert profond, reflétant la végétation dense qui la surplombe.

     

    Pertes de la Valserine

     

     

    Le chemin un peu glissant, nous emmène sur quelques kilomètres, découvrir les merveilles de ce site.

    Un vieux pont en pierre d’une hauteur imposante, un vieux moulin et son chemin d’eau vestige d’activités d’un autre temps, un barrage hydroélectrique et plusieurs passerelles nous invitant à changer de rive.

    P

     

     

    Pertes de la Valserine

    Les clichés remplissaient nos cartes mémoire, la bonne humeur nous a fait oublier le temps. Il était déjà passé midi lorsque nous arrivâmes aux pertes.

    Le lieu était impressionnant, mais la lumière un peu trop dure pour y faire de belles images. Ce n’est que partie remise, pourquoi pas dans une ambiance automnale ou hivernale !

     

    Pertes de la Valserine

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